
En République Démocratique du Congo, la Fédération congolaise de football association (FECOFA) entre dans une séquence électorale décisive. Ce mardi 21 avril 2026, l’ancien international Shabani Nonda a officiellement déposé sa candidature à la présidence de l’instance. Porté par un projet axé sur la formation, la modernisation des infrastructures et la réforme de la gouvernance, il s’engage dans une bataille électorale dont le scrutin est prévu le 20 mai, après examen des dossiers par la commission électorale du 22 avril au 1er mai.
Le retour du buteur, l’appel du pouvoir
Il fut une arme offensive des Léopards, il se veut désormais stratège institutionnel. Shabani Nonda, ex-attaquant emblématique, transforme son héritage sportif en ambition politique. « Le football congolais doit renaître de sa base », affirme-t-il, actant une candidature qui secoue les lignes de la FECOFA.
La formation comme champ de bataille
Au cœur de son projet : les académies, les jeunes, les racines. Nonda mise sur une refonte profonde des filières de formation. Une vision où le talent brut doit être sculpté, structuré, professionnalisé. « Sans base solide, aucun sommet n’est durable », résume-t-il dans sa ligne programmatique.
Stades en chantier, rêve national
Des infrastructures modernisées dans toutes les provinces : promesse ambitieuse dans un pays où les terrains racontent souvent l’abandon. Le candidat évoque une réhabilitation globale du paysage sportif congolais, entre béton, gazon et espoir. Une reconstruction autant physique que symbolique.
Réformer pour exister ou disparaître
Au-delà du terrain, c’est la gouvernance qui est visée. Nonda appelle à un management rénové, plus transparent, plus efficace. Il salue également la qualification historique des Léopards au Mondial, rendue possible sous la présidence de Félix Tshisekedi et le travail du sélectionneur Sébastien Desabre.
Dans cette course à la présidence, le ballon laisse place aux visions. Et dans l’arène institutionnelle, une certitude demeure : « Le football est un miroir de la société », rappelait Johan Cruyff. Reste à savoir si Nonda saura transformer ce miroir en levier de transformation durable.