
Julien Paluku Kahongya, ministre du Commerce extérieur, et l’ASSECCAF. Une réforme offensive pour reprendre le contrôle de la filière cacao-café et lutter contre la fraude. À Kinshasa, République Démocratique du Congo. Lundi 20 avril 2026. Par une réunion stratégique avec les exportateurs et des mesures de régulation renforcée. Pourquoi ? Pour protéger les producteurs, sécuriser les recettes nationales et structurer un secteur estimé à plus de 91 000 tonnes en 2025. Combien ? Environ 350 000 tonnes exportées illégalement selon les estimations des acteurs du secteur.
L’or brun sous verrou national
Dans les couloirs feutrés du ministère du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya a donné le signal d’une reconquête économique : reprendre la maîtrise du cacao-café congolais, joyau agricole convoité et trop longtemps échappé au contrôle de l’État.
Fraude, la saignée invisible
Au cœur des échanges avec l’ASSECCAF, un constat brutal s’impose : des centaines de milliers de tonnes quitteraient le pays hors circuit fiscal. « Une hémorragie économique », dénoncent les exportateurs, appelant à une régulation stricte et à la traçabilité totale des flux.
Traçabilité comme rempart
Le ministre mise sur une restructuration profonde : certification nationale, contrôle renforcé, appui international et formation des experts congolais. « Nous devons savoir ce que nous produisons et ce que nous exportons », a-t-il insisté, traçant les contours d’un nouvel ordre agricole.
Le producteur au centre du jeu
Au-delà des chiffres, l’exécutif promet de replacer les producteurs au cœur du système. Coopératives, infrastructures de stockage et encadrement technique sont annoncés comme piliers d’une filière plus juste et compétitive.
Cette offensive gouvernementale vise à transformer une richesse fragmentée en levier souverain de développement. Entre ambition économique et bataille contre les circuits informels, la RDC tente de reprendre la main sur son « or brun ». « Celui qui contrôle la production contrôle l’avenir », rappelle un adage économique souvent cité dans les cercles du développement, une phrase qui résonne comme une boussole dans cette nouvelle bataille du cacao-café congolais.
Information consultée sur Ouragan.cd et traitée par la rédaction de Voltefaceinfos7.com.