Après une première annonce en mai, Kinshasa et la SNEL formalisent leur coopération et annoncent les premières opérations sur le terrain.

Le gouvernement provincial de Kinshasa et la Société nationale d’électricité (SNEL) ont signé, mercredi 16 septembre 2026, un protocole d’accord sur le renforcement de l’éclairage public. Selon la Cellule de communication de l’Hôtel de Ville, les premières opérations doivent débuter la semaine prochaine.

Éclairage public à Kinshasa : une coopération désormais formalisée

Le protocole porte sur le renforcement et la modernisation de l’éclairage des principales artères de Kinshasa. Il concerne les axes principaux comme secondaires. Le gouverneur Daniel Bumba et le directeur général de la SNEL, Teddy Luamba, ont conclu cet accord à l’issue d’une séance de travail.

Cette étape prolonge les discussions engagées le 4 mai 2026. Ce jour-là, les deux responsables avaient déjà annoncé un projet conjoint pour améliorer l’éclairage urbain. Daniel Bumba déclarait alors : « L’éclairage public est essentiel, car il contribue directement à la sécurité de la population ».

Quatre mois plus tard, la coopération change donc de niveau. Mais une distinction reste essentielle : la signature du protocole constitue un engagement. Elle ne prouve pas encore la réalisation des travaux annoncés.

Sécurité nocturne et mobilité au cœur du projet

Selon la Cellule de communication de l’Hôtel de Ville, le projet s’inscrit dans le programme « Kinshasa Ezo Bonga ». Il vise notamment à améliorer le cadre de vie, la sécurité routière et la mobilité nocturne.

Daniel Bumba lie également l’éclairage à la sécurité des usagers. « L’éclairage public, a martelé le gouverneur Daniel Bumba, contribuera également à lutter efficacement contre l’insécurité, tout en favorisant la sécurité et la quiétude des Kinois sur la voie publique. »

Cette approche rejoint une réalité urbaine simple : une infrastructure publique ne produit d’effets qu’une fois installée, entretenue et durablement opérationnelle.

L’économiste et urbaniste Jane Jacobs rappelait l’importance de la présence humaine dans les rues pour favoriser leur sécurité. L’éclairage ne suffit donc pas, à lui seul, à résoudre l’insécurité. Il peut toutefois modifier les conditions d’usage de l’espace public après la tombée de la nuit.

De l’annonce aux résultats attendus

La SNEL doit désormais mobiliser ses équipes techniques. Selon la communication officielle, Teddy Luamba a assuré que leur déploiement interviendra dans le délai convenu.

Le point décisif se situe donc dans cette prochaine phase. Les résultats devront permettre de mesurer les axes effectivement éclairés, la régularité du service et la couverture réelle des zones ciblées.

En mars 2026, des interrogations publiques avaient déjà porté sur la gestion et le financement de l’éclairage public à Kinshasa. Ces éléments montrent que la question ne se limite pas à installer des équipements. Elle touche aussi à la gestion, à l’entretien et à la continuité du service.

Le protocole du 16 septembre ouvre ainsi une nouvelle séquence. Après l’annonce de mai, l’enjeu devient désormais vérifiable sur le terrain : les engagements pris produiront-ils les résultats annoncés ?

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