
Une voix tombe avant la bataille
Kinshasa. À quelques jours de la marche annoncée par la C64 le 8 juillet 2026 contre toute initiative perçue comme une menace pour l’ordre constitutionnel, l’ECiDé traverse une zone de turbulences. Dans sa correspondance adressée à Martin Fayulu ce lundi 22 juin, dont une copie est parvenue à Voltefaceinfos7.com, Chantal Moboni, secrétaire nationale à la communication et porte-parole du parti, annonce sa démission. Une rupture qui intervient dans un climat politique marqué par les débats sur une éventuelle modification de la Constitution et la question d’un possible troisième mandat présidentiel à l’approche de 2028.
Le silence qui brise le lien
Chantal Moboni explique son départ par des « dysfonctionnements » au sein du département de communication qu’elle dirigeait. Elle dénonce également l’absence de réaction de sa hiérarchie face à ce qu’elle décrit comme une campagne de « diabolisation » et de « diffamation ».
« Ayant constaté le silence complice de la hiérarchie (…) nous venons vous informer de notre démission des fonctions de Secrétaire Nationale à la Communication, porte-parole et de membre de l’ECiDé », écrit-elle.
Ces mots révèlent une fracture interne au moment où l’opposition cherche à afficher son unité.
Le poids d’un combat politique
Dans sa lettre, elle rappelle les sacrifices consentis : « Même dans les moments les plus sombres, alors que d’autres fuyaient, abandonnaient et méprisaient le combat, nous sommes restées à notre poste ».
Cette déclaration transforme son départ en acte politique autant que personnel.
Comme l’écrivait Max Weber : « La politique consiste en un effort tenace et énergique pour se frayer un passage à travers de rudes difficultés. »
L’opposition face à son miroir
La démission de Chantal Moboni devient un symbole dans une séquence où la mobilisation citoyenne du 8 juillet sera scrutée. Au-delà d’un changement de fonction, elle pose la question de la solidité des structures politiques face aux grands rendez-vous nationaux.
Comme le rappelait Nelson Mandela : « Cela semble toujours impossible jusqu’à ce que ce soit fait. »
À l’heure où la rue se prépare à parler, l’ECiDé doit désormais répondre à une question essentielle : comment défendre une bataille collective lorsque des voix importantes quittent le cœur du dispositif ?
Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime
