
Retour d’un virus familier
Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a confirmé ce samedi 16 mai 2026 à Kinshasa que la nouvelle épidémie d’Ebola en Ituri est causée par la souche Bundibugyo. Déjà identifiée en Ouganda et en RDC, notamment à Isiro en 2012, cette variante du virus réactive les mécanismes d’urgence sanitaire dans un contexte sécuritaire et humanitaire déjà critique dans l’Est du pays.
La mémoire virale ressurgit
Identifiée pour la première fois en 2007 en Ouganda, la souche Bundibugyo refait surface dans une zone marquée par les violences des ADF et de multiples milices locales. Les autorités sanitaires poursuivent la recherche des cas contacts et des décès communautaires. « Les équipes ont entamé la recherche active des cas », a précisé le ministre Samuel Roger Kamba.
Un ennemi biologique silencieux
Plus qu’un simple retour épidémique, le virus rappelle sa dangerosité systémique : atteintes vasculaires, hémorragies internes, défaillances multiorganiques. Une mécanique invisible, rapide, implacable. Albert Camus écrivait : « Ce qui compte, c’est de bien faire son métier d’homme. »
Ituri sous double pression
L’épidémie survient dans une province fragilisée par les violences armées et les déplacements massifs de populations. Entre insécurité et urgence sanitaire, la riposte devient double : médicale et humanitaire.
L’OMS et les autorités congolaises avaient pourtant annoncé la fin de la 16e épidémie d’Ebola en décembre 2025. Moins de six mois plus tard, la menace réapparaît.
Comme un rappel brutal, la maladie s’impose : la santé publique reste une ligne de front. Et dans ce combat invisible, chaque heure compte.
Didier BOFATSHI
