Téhéran conditionne l’ouverture de la voie maritime à ses exigences, tandis que les médiations se poursuivent avec Washington.
L’Iran affirme avoir transmis aux États-Unis ses conditions pour reprendre les négociations et rouvrir le détroit d’Ormuz. Trois exigences ont été rendues publiques : fin de la guerre, déblocage des fonds iraniens et levée du blocus naval. Le Qatar sert d’intermédiaire.
Détroit d’Ormuz : ce que dit Téhéran
Selon les déclarations de Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et négociateur en chef, Téhéran lie directement la réouverture du détroit au respect de ses conditions.
«Tant que les conditions ne seront pas remplies, (…) et que les engagements américains ne seront pas respectés, il sera impossible de revenir à la situation antérieure aux négociations et à l’ouverture du détroit d’Ormuz»
Mohsen Rezaï a précisé trois demandes :
«Nos conditions sont la fin de la guerre sur tous les fronts, le déblocage de nos fonds gelés et la levée du blocus naval»
Il a également déclaré :
«Nos messages et l’explication de nos conditions par l’intermédiaire de médiateurs ont été clairement transmis à l’autre partie»
Selon Al Jazeera, le Qatar a transmis ces conditions à Washington. Les sept exigences annoncées par Téhéran ne sont toutefois pas toutes publiques.
Une négociation sous conditions
La situation correspond à une logique classique de négociation : chaque partie cherche à définir le coût, les garanties et les conditions d’un accord.
Carl von Clausewitz écrivait : « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens. » Cette formule éclaire ici le passage de la confrontation militaire à la négociation. Elle ne permet pas, à elle seule, d’attribuer une intention supplémentaire à Téhéran.
Le fait observable est plus précis : l’Iran associe une décision maritime à des engagements politiques américains. La réouverture devient ainsi un élément de la négociation.
Une conséquence déjà mesurable
Selon le Figaro, le trafic maritime reste2 très inférieur à son niveau habituel. Quatre navires de matières premières ont traversé le détroit le 17 septembre, contre une moyenne de seize sur les dix jours précédents. Ormuz représentait auparavant environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz.
La question porte donc désormais sur la mise en œuvre. Washington répondra-t-il aux conditions iraniennes, et dans quelles conditions le trafic pourra-t-il revenir à la normale ?
Source primaire : déclarations publiques de responsables iraniens, rapportées par les médias d’État iraniens relayé par Le Figaro.
Sources de recoupement : Al Jazeera, Reuters.

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