À New Delhi, Pékin propose une coopération technologique qui place l’accès aux compétences et aux outils d’intelligence artificielle au cœur du partenariat entre économies émergentes.
Le président chinois Xi Jinping a proposé, le 13 septembre 2026 à New Delhi, la création d’une communauté Brics consacrée à l’intelligence artificielle open source. Pékin veut favoriser les grands modèles de langage, la formation et les applications industrielles. Mais cette initiative reste, à ce stade, une proposition.
Une proposition, pas encore un dispositif opérationnel
Xi Jinping a présenté cette initiative lors de la deuxième session du 18e sommet des Brics. Il a déclaré :
« La Chine sera à l’avant-garde de la création d’une communauté Brics consacrée à l’intelligence artificielle open source, soutiendra la coopération dans le développement et l’application de grands modèles de langage, organisera des séminaires et des formations spécialisées sur l’IA, et contribuera à bâtir un écosystème ouvert pour l’intelligence artificielle. »
La déclaration commune de New Delhi confirme, de son côté, la volonté des Brics de renforcer leur coopération dans l’intelligence artificielle. Elle ne transforme toutefois pas la proposition chinoise en programme opérationnel doté d’un calendrier ou d’un financement précis.
L’enjeu dépasse l’accès aux logiciels
L’intérêt de cette initiative tient surtout aux compétences. Former des spécialistes et partager des modèles peut aider les économies émergentes à adapter l’IA à leurs langues, leurs administrations et leurs industries.
Francis Bacon résumait cette réalité par une formule devenue classique : « Le savoir lui-même est une puissance. » Dans le cas présent, l’enjeu ne concerne donc pas seulement l’accès aux outils. Il concerne aussi la capacité à les comprendre, les modifier et les produire.
Les Brics cherchent leur place dans la course mondiale
La Chine inscrit cette proposition dans une stratégie plus large de coopération du Sud global. Xi Jinping a également appelé les Brics à approfondir leurs travaux sur l’IA et l’industrialisation.
Le principal test sera désormais celui de la mise en œuvre. La coopération annoncée produira-t-elle des modèles, des formations et des applications réellement accessibles aux membres du groupe ? C’est à ce résultat que se mesurera sa portée.
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