Le professeur rejette publiquement sa désignation et demande à Kinshasa de réexaminer sa situation professionnelle et salariale.
BUKAVU, 7 septembre 2026. Le professeur docteur Déo Bengeya Machozi refuse la nomination annoncée par l’AFC-M23 au comité de gestion de l’Institut supérieur de commerce de Bukavu (ISC-Bukavu). Dans une correspondance datée du 26 août, il affirme avoir découvert cette désignation sur les réseaux sociaux. Il dit n’avoir été « ni consulté ni sollicité ».
Déo Bengeya conteste son association au comité
Selon sa correspondance, le professeur occupait déjà le poste de secrétaire général à la recherche de l’ISC-Bukavu après une nomination des autorités de Kinshasa. Il précise donc que la nouvelle désignation intervient sans son accord.
Sa position est sans ambiguïté : « Je refuse l’offre de l’AFC/M23 ». Il demande aussi au ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et des Innovations de reconsidérer sa situation professionnelle et salariale.
L’information porte ainsi sur un fait précis : une personne désignée affirme ne pas avoir accepté la fonction.
Une nomination contestée par Kinshasa
Le contexte dépasse l’ISC-Bukavu. Le 7 août, l’AFC-M23 a annoncé de nouveaux membres de comités de gestion dans dix établissements publics de Goma et Bukavu. Le 10 août, le ministère de l’ESU a rejeté ces désignations. Il les a déclarées « nulles et dépourvues de tout effet juridique ou administratif ».
Le ministère rappelle que les établissements publics restent sous l’autorité des institutions légalement établies de la RDC.
Le consentement devient le point central
Le cas Bengeya révèle une dimension essentielle : une nomination annoncée ne signifie pas nécessairement une nomination acceptée. Cette distinction devient importante dans un contexte où plusieurs autorités revendiquent une capacité d’administration dans les territoires contrôlés par l’AFC-M23.
Montesquieu écrivait : « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. » Cette pensée éclaire ici l’importance des règles, des compétences et des procédures.
Le dossier reste donc ouvert sur la reconnaissance administrative et la situation salariale du professeur.
Question : jusqu’où une institution publique peut-elle fonctionner lorsque l’autorité qui la dirige et celle qui la reconnaît ne coïncident plus ?
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Actu30/VFI7, voltefaceinfos7.com

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