L’opposant conteste les contours du processus et réclame un cadre réellement inclusif

Le dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi suscite déjà des critiques. Dans une déclaration publiée le 7 septembre 2026, l’ancien député André Claudel Lubaya juge le processus mal engagé. Il dénonce le flou sur ses objectifs, son calendrier et sa représentativité. « Beaucoup de bruit, mais toujours aucune lumière », estime-t-il.

Dialogue national : une mise en œuvre encore attendue

Le président Tshisekedi a officiellement annoncé le dialogue le 28 août. Selon la Présidence, le processus doit durer au maximum trois mois et commencer par des consultations dans les 26 provinces. Un comité d’organisation doit encore être installé par ordonnance présidentielle.

Cette chronologie nuance l’affirmation d’un dialogue déjà bloqué. À ce stade, l’initiative existe politiquement, mais ses travaux n’ont pas encore commencé. La Présidence affirme qu’une seconde ordonnance convoquera ensuite formellement les assises nationales.

L’inclusivité au centre de la contestation

Lubaya conteste surtout les exclusions annoncées. Tshisekedi a indiqué que les groupes qui combattent l’ordre constitutionnel, occupent des territoires ou agissent au service d’une puissance étrangère ne pourront pas participer comme composantes politiques.

L’opposant estime pourtant qu’une recherche durable de paix doit tenir compte des acteurs directement liés au conflit. Il cite notamment l’AFC/M23 ainsi que les Églises catholique et protestante.

Le débat porte donc sur une question centrale : peut-on construire une cohésion nationale avec un périmètre contesté ?

Entre paix, sécurité et crédibilité politique

La Présidence présente le dialogue comme un instrument de paix, de cohésion et de refondation de l’État. Lubaya y voit, au contraire, une démarche dont les conditions de réussite restent incertaines.

La formule de Jean Jaurès éclaire cette tension : « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. » Dans le cas congolais, la crédibilité du dialogue dépendra surtout de sa mise en œuvre, de sa représentativité et de ses résultats.

Le principal enjeu est désormais concret : le pouvoir transformera-t-il l’annonce du dialogue en un processus effectivement inclusif et opérationnel ?

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Opinion info / VFI7, voltefaceinfos7.com

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