Entre boycott de la marche du 15 septembre et mobilisation du 30 septembre, le parti d’Adolphe Muzito veut imposer sa lecture du dialogue présidentiel.
Le Nouvel Élan soutient le dialogue national lancé par Félix Tshisekedi et appelle au boycott de la marche annoncée par la C64 le 15 septembre. Le 5 septembre, à l’YMCA de Kalamu, Blanchard Mongomba a défendu un « dialogue vertical » plaçant le peuple au centre. Le parti annonce aussi sa propre marche le 30 septembre.
Nouvel Élan choisit le dialogue national
Le 5 septembre 2026, Nouvel Élan a tenu un meeting à la place YMCA, à Kalamu, à Kinshasa. Blanchard Mongomba, secrétaire général du parti, y a confirmé le soutien d’Adolphe Muzito au dialogue national initié par Félix Tshisekedi.
« Cette marche de l’opposition n’a aucune raison d’être. Le président de la République a appelé à un dialogue qui mette le peuple au centre des décisions. Le peuple n’a donc aucun intérêt à aller marcher contre une telle initiative. Voilà, j’appelle notre peuple à rejeter cette marche-là. Quand le chef de l’État a lancé cette initiative, le leader de Nouvel Élan, Adolphe Muzito, ainsi que les membres de son parti, nous avons accepté de soutenir cette initiative de dialogue du président de la République, Félix Tshisekedi », a déclaré le secrétaire général du parti.
Le peuple au cœur du débat
Selon Nouvel Élan, le « dialogue vertical » doit partir des provinces, territoires et communautés avant les assises nationales. Cette méthode figure aussi dans une déclaration du parti datée du 28 août.
« Le parti Nouvel Élan a toujours plaidé pour un dialogue vertical dans ses différentes tribunes. […] Cette fois-ci, le peuple a été mis au centre de ce dialogue. Donc, il reprend son pouvoir surtout », a ajouté Blanchard Mongomba.
La Présidence confirme que le dialogue national doit traiter les causes structurelles de l’instabilité et aboutir à un Pacte national. Elle annonce une durée maximale de trois mois.
Deux mobilisations, une même bataille
La C64 maintient sa marche du 15 septembre 2026 contre le projet de changement constitutionnel. Nouvel Élan annonce, lui, une marche le 30 septembre vers le Palais du Peuple.
Cette confrontation donne au citoyen une place centrale dans les discours politiques. Mais les mobilisations annoncées ne prouvent pas encore l’adhésion populaire au processus.
Le politologue Max Weber rappelait que la légitimité politique repose sur la reconnaissance de l’autorité. Dans ce contexte, le véritable enjeu dépasse donc la rue : il concerne la capacité de chaque camp à démontrer que sa position rencontre réellement la volonté des citoyens.
Le dialogue national devra désormais passer des annonces aux résultats. Comment le « dialogue vertical » démontrera-t-il que la parole du peuple produit réellement des décisions ?
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