Le feu qui a frappé Nyalukemba
Un violent incendie à Bukavu a semé la désolation lundi 13 juillet 2026 sur l’avenue Albert Kayabu, dans le quartier Nyalukemba, commune d’Ibanda. Selon les informations rapportées par Actu30.cd, plus d’une dizaine de maisons ont été réduites en cendres, provoquant d’importants dégâts matériels. Aucune perte en vies humaines n’a toutefois été enregistrée.
D’après David Cikuru, acteur de la société civile de Bukavu, l’origine du sinistre serait liée à un jeu dangereux d’un enfant qui brûlait un pneu. Sous l’effet du vent, les flammes auraient atteint une habitation construite en planches avant de se propager rapidement aux maisons voisines.
Les flammes emportent des vies matérielles
« C’est une dizaine de maisons qui ont été calcinées », a expliqué David Cikuru, cité par Actu30.cd. Selon son témoignage, plusieurs biens ont disparu dans l’incendie, même si aucune victime humaine n’a été signalée.
Dans ce quartier densément habité, la rapidité de propagation du feu a aggravé l’ampleur des dégâts. Les constructions en matériaux facilement inflammables ont favorisé l’expansion des flammes, laissant plusieurs familles face à une situation difficile.
L’appel à la vigilance des familles
Face à ce drame, la société civile appelle à une plus grande responsabilité durant la période des vacances scolaires. David Cikuru invite notamment les parents à surveiller davantage les activités des enfants afin d’éviter les comportements pouvant provoquer des catastrophes.
« Les parents doivent être plus vigilants pour empêcher leurs enfants de se livrer à des jeux dangereux », a-t-il insisté.
Cette alerte intervient dans un contexte où plusieurs ménages restent vulnérables face aux conséquences économiques des sinistres domestiques.
Prévenir avant que le feu ne gagne
De son côté, Migabo Albert, chef du quartier Ndendere dans la commune d’Ibanda, a appelé la population à une meilleure gestion des installations électriques, du carburant et du gaz.
Au-delà de l’incendie de Nyalukemba, le responsable local rappelle une réalité permanente : dans les zones urbaines fortement peuplées, la prévention demeure le premier rempart contre les catastrophes.
Comme l’écrivait Antoine de Saint-Exupéry, « la perfection est atteinte, non quand il n’y a plus rien à ajouter, mais quand il n’y a plus rien à retirer ». Face aux incendies, cette sagesse prend une dimension concrète : quelques gestes de prudence peuvent parfois sauver des familles entières.
Didier BOFATSHI

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