Pretoria sous séisme
Selon l’information consultée sur Radio France Internationale par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud a rouvert, vendredi 9 mai, la voie à une possible procédure de destitution contre Cyril Ramaphosa dans l’affaire Phala Phala. Au cœur du scandale : le vol de près de 600 000 dollars en liquide dans une ferme présidentielle en 2020, puis des accusations de dissimulation et d’enlèvement visant l’entourage du chef de l’État. En annulant le précédent vote du Parlement, la justice replonge l’Afrique du Sud dans une tempête politique aux conséquences imprévisibles.
Le bouclier de l’ANC se fissure
Le jugement frappe un système longtemps protégé par la domination de l’ANC. La Cour estime que le rejet parlementaire de la procédure était « incompatible avec la Constitution ». Désormais, une commission spéciale devra examiner le dossier. Une perspective explosive alors que le parti historique de Nelson Mandela ne contrôle plus totalement l’Assemblée.
La démocratie au bord du vertige
L’affaire dépasse le simple scandale financier. Elle teste la solidité des institutions sud-africaines après les années de corruption liées à Jacob Zuma. « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir », écrivait Montesquieu. Pretoria vit précisément ce choc institutionnel.
Le spectre d’une chute
L’opposition jubile. Economic Freedom Fighters voit dans cette décision un tournant historique. Ramaphosa, lui, dit « respecter » le verdict. Mais l’onde de choc pourrait fragiliser durablement le gouvernement d’union nationale. « La démocratie meurt moins par assassinat que par fatigue », avertissait John Adams. À Pretoria, cette fatigue devient désormais visible dans les fissures du pouvoir.

