
L’heure du sursaut
Réconciliation nationale, paix durable, cohésion et RDC. À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance, Mgr Fulgence Muteba Mugalu a placé ces mots au cœur de son message. Dans son homélie prononcée hier mardi 30 juin 2026 à la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul de Lubumbashi, le président de la CENCO a averti que l’avenir du pays dépend désormais d’un pardon sincère et d’un consensus national.
Le cri d’une conscience
« Nous devons devenir un pays respectable et respecté. Pour nous en sortir, il nous faut un consensus pour construire une paix durable, il faut nous pardonner, nous réconcilier, consolider notre cohésion nationale sur base de la philosophie du vivre-ensemble. Si nous n’empruntons pas ce chemin, grand est le risque d’aller jusqu’à perdre ce pays. Nous voilà donc prévenus », a-t-il déclaré. Cet appel intervient dans un contexte marqué par l’insécurité persistante, les tensions politiques et les fractures sociales.
La paix comme héritage
Au-delà de la célébration, cette interpellation révèle qu’aucune réforme ne peut prospérer sans confiance collective. Comme l’écrivait Paul Ricœur, « Le pardon n’efface pas la mémoire, il ouvre un avenir. » Le prélat replace ainsi le vivre-ensemble au centre du projet national.
L’indépendance face à son destin
Ce message dépasse l’événement. Il appelle chaque Congolais à transformer la mémoire en responsabilité. Martin Luther King Jr. avertissait : « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous mourrons ensemble comme des insensés. » Le véritable chantier de l’indépendance demeure celui des consciences.
Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime
