L’Afrique du commerce en recomposition
Selon les informations relayées par Forum Biashara Africa et exploitées par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, la République démocratique du Congo a pris part du 18 au 20 mai 2026 à la troisième édition du Forum Biashara Africa à Lomé, dédié à l’accélération du commerce intra-africain dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Représentant le gouvernement, Julien Paluku Kahongya a porté la vision économique congolaise face à une centaine de décideurs africains, chefs d’État et investisseurs.
Du marché au destin industriel
Dans son intervention, le ministre a défendu une lecture stratégique : la ZLECAf ne doit pas être un simple accord commercial, mais un levier de transformation structurelle.
« L’Afrique doit rompre avec l’exportation brute pour devenir une puissance industrielle », a-t-il affirmé, appelant à la montée en valeur des chaînes régionales.
Victor Hugo écrivait : « Produire, c’est créer de la richesse, mais transformer, c’est créer de la puissance. » Une logique qui résume l’ambition congolaise.
Les corridors du futur
La feuille de route présentée par la RDC repose sur quatre piliers : industrialisation via les zones économiques spéciales, transformation locale des ressources, modernisation des corridors logistiques comme Lobito et Kasindi, et inclusion des femmes et acteurs informels à travers le régime commercial simplifié (RECOS).
Derrière ces axes se dessine une stratégie implicite : faire de la RDC un hub continental plutôt qu’un simple fournisseur de matières premières.
L’intégration comme bataille politique
Au-delà du commerce, le forum a également été marqué par des signaux politiques forts, notamment la décision du Togo de supprimer les visas pour les Africains, saluée par Kinshasa comme un geste majeur d’intégration.
Albert Camus rappelait : « Créer, c’est vivre deux fois. » L’Afrique économique, elle, tente désormais de se recréer à travers ses propres marchés. Dans ce mouvement continental, la RDC cherche à transformer sa position géographique en puissance économique, entre promesse industrielle et défi structurel.
Didier BOFATSHI

