Université de Kinshasa : L’ascenseur de la renaissance brise 50 ans d’immobilisme et relance l’accessibilité

L’Université de Kinshasa a réceptionné, ce vendredi 17 avril 2026, un nouvel ascenseur pour son bâtiment administratif, mettant fin à près de cinquante années de panne. Financé sur fonds propres par le comité de gestion dirigé par le professeur Jean-Marie Kayembe, cet équipement vise à améliorer l’accessibilité, notamment pour les professeurs seniors, et traduit une volonté de réforme interne dans un contexte de gouvernance en mutation.

La mécanique d’un long silence

Durant un demi-siècle, l’absence d’un ascenseur fonctionnel a incarné une inertie institutionnelle profonde. Comme l’a théorisé Douglass North, « les institutions restent souvent prisonnières de leur passé ». À l’UNIKIN, la panne était devenue une habitude, révélatrice d’un système tolérant le dysfonctionnement.

Le sursaut des caisses internes

Le financement sur fonds propres marque une rupture stratégique. Mancur Olson souligne que « l’action collective dépend d’un leadership capable de briser l’inertie ». Ici, la direction assume une autonomie nouvelle, rompant avec la dépendance aux appuis extérieurs.

Marches tombées, dignité relevée

L’installation redonne mobilité et dignité aux enseignants seniors longtemps pénalisés. Dans la logique de Amartya Sen, « le développement repose sur l’expansion des libertés réelles ». Monter n’est plus une contrainte, mais une capacité restaurée.

Un ascenseur, mille messages

Au-delà de sa fonction, l’équipement devient un acte symbolique. Pierre Bourdieu rappelle que « les actes institutionnels produisent du sens et du pouvoir ». Ce geste technique s’impose comme un signal politique de renouveau.

La réception de cet ascenseur, ce vendredi 17 avril 2026, dépasse l’événement matériel : elle marque une inflexion dans la trajectoire de l’université. « Le changement commence par des actes visibles », écrivait Max Weber. À l’Université de Kinshasa, ce mouvement vertical pourrait bien annoncer une remontée durable.

Didier BOFASTHI

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