Le dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi suscite une contestation. Jeudi 27 août 2026, à Kinshasa, Seth Kikuni a critiqué le cadre présidentiel lors d’un Space live animé par Stanis Bujakera Tshiamala.

Dialogue national : les conditions

Tshisekedi a annoncé un processus de trois mois, précédé de consultations dans les 26 provinces. Les assises nationales doivent se tenir à Kinshasa. La Présidence présente l’initiative comme un moyen de traiter les causes structurelles de l’instabilité.

Kikuni rappelle quatre exigences de l’opposition : médiation neutre, inclusion réelle, agenda ouvert et mesures préalables. Il cite la libération des prisonniers politiques et la levée de condamnations à caractère politique. Ces demandes avaient déjà été formulées par Kikuni en février.

Seth Kikuni dénonce « juge et partie »

L’opposant estime que Tshisekedi se placerait en « juge et partie ». Il dénonce une « prise d’otage ».

En février, Kikuni conditionnait la participation de l’opposition à des garanties « claires, crédibles et vérifiables ». Le 28 août, la coalition C64 a rejeté les consultations populaires annoncées par le pouvoir.

Montesquieu éclaire le débat

Montesquieu écrivait : « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. »

Montesquieu éclaire le débat. Le débat porte sur les règles du dialogue, le choix des participants et les garanties de leur application. la bataille concerne autant la maîtrise du processus que son contenu.

Un enjeu de confiance

Sans règles acceptées, le dialogue peut renforcer la méfiance. Avec des garanties vérifiables, il peut créer un espace crédible. Toute médiation nationale doit concilier autorité, inclusion et indépendance.

Les prochaines semaines diront si pouvoir et opposition peuvent transformer leurs divergences en règles communes. Le processus sera-t-il évalué sur ses intentions ou sur les garanties offertes aux participants ?

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Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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