À Kinshasa, Vital Kamerhe soutient le Dialogue national annoncé le 27 août 2026 par Félix Tshisekedi. Il y voit une « rupture méthodologique inédite ». Le processus commencera par des consultations provinciales avant les assises nationales.

Le fait : partir des provinces

Félix Tshisekedi a annoncé jeudi, à Kinshasa, un Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Les consultations réuniront autorités, élus, acteurs politiques, société civile, confessions religieuses et représentants des secteurs économiques.

Chaque province établira son diagnostic sur l’insécurité, les conflits fonciers, les tensions communautaires et le développement. Les contributions seront regroupées.

Kamerhe défend une nouvelle méthode

Dans un message publié sur X le 28 août, Vital Kamerhe estime que le peuple doit participer au diagnostic et aux solutions. « Le dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État marque une rupture méthodologique inédite », affirme-t-il.

« Nous avons trop souvent signé sans transformer en profondeur, traité les conséquences sans toujours nous attaquer aux causes », relève-t-il. Il soutient l’objectif d’un « véritable État stratège ».

La pensée universelle comme clé

Hannah Arendt écrit : « Power corresponds to the human ability not just to act but to act in concert. » Cette pensée éclaire l’enjeu : la participation devient action collective.

Le sens caché retenu est méthodologique : déplacer le point de départ du débat national vers les réalités territoriales. Cette orientation rapproche le diagnostic politique des réalités locales.

Une rupture à mesurer

Le processus doit durer au maximum trois mois. Sa portée dépendra de la représentativité et du suivi des conclusions.

« Le Congo doit aimer le Congo et l’Afrique doit aimer l’Afrique », conclut Kamerhe.

Si les provinces deviennent le point de départ, le dialogue pourra-t-il transformer la participation en décisions nationales durables ?

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Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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