À New York, le président burundais lie la consolidation du cessez-le-feu au désengagement effectif des forces présentes dans l’est de la RDC.

Le président burundais Évariste Ndayishimiye appelle le Rwanda à concrétiser ses engagements de désengagement dans l’est de la République Démocratique du Congo. Il s’est exprimé le 23 septembre 2026, à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, dans un entretien accordé à France 24.

Accords de Washington : le désengagement au centre

Selon plusieurs sources concordantes, la mise en œuvre de l’accord de paix signé le 27 juin 2025 entre la RDC et le Rwanda prévoit notamment le désengagement des forces et la neutralisation des FDLR. Des mécanismes conjoints de coordination et de suivi ont été créés pour accompagner ce processus.

Évariste Ndayishimiye affirme que la séparation des forces constitue une condition préalable à la consolidation du cessez-le-feu.

« Quand il y a un accord de cessez-le-feu, d’abord, il doit y avoir désengagement des forces. Sinon, si les forces ne sont pas séparées, ne sont pas désengagées, comment parler de cessez-le-feu ? », a-t-il déclaré.

Une mise en œuvre suivie par plusieurs mécanismes

Le Comité conjoint de supervision a encore relevé, en juin 2026, la nécessité de rendre le cessez-le-feu effectif. La RDC avait présenté ses actions concernant les FDLR. Le Rwanda avait, de son côté, fait état du processus de désengagement de ses forces et de la levée des mesures défensives.

La déclaration de Ndayishimiye intervient donc dans un processus déjà doté de mécanismes de vérification. Elle porte sur leur concrétisation sur le terrain.

Raymond Aron résumait une partie de cette difficulté par une formule devenue classique : « La paix impossible, la guerre improbable. » Dans le contexte actuel, cette pensée rappelle une distinction essentielle : la signature d’un accord constitue un acte diplomatique ; son application exige des mesures vérifiables.

Du texte de l’accord aux résultats

Le point central reste ainsi la mise en œuvre. Les accords prévoient des engagements précis. Les mécanismes de suivi doivent permettre d’en vérifier l’application.

La question demeure donc concrète : quels résultats vérifiables permettront de mesurer le désengagement prévu par les accords de Washington dans l’est de la RDC ?

Votre avis nous intéresse. Réagissez et participez au débat dans l’espace « Laisser un commentaire ».

Jésus-Christ t’aime

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *