James Swan, Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC et chef de la MONUSCO.

Face aux violences des groupes armés et à l’épidémie d’Ebola, la mission onusienne maintient son soutien sécuritaire et logistique en Ituri.

James Swan, chef de la MONUSCO, lors de sa mission dans l’Est de la RDC.
James Swan, Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC et chef de la MONUSCO.

Le chef de la MONUSCO, James Swan, a rencontré jeudi 24 septembre à Bunia le gouverneur de l’Ituri. Cette étape de sa tournée dans l’Est de la RDC intervient alors que la province reste confrontée à deux crises qui se renforcent mutuellement : l’insécurité liée aux groupes armés et la circulation du virus Ebola.

L’Ituri au centre des préoccupations

À Bunia, James Swan a réaffirmé le soutien de la MONUSCO face aux difficultés sécuritaires et sanitaires qui affectent l’Ituri. Selon Radio Okapi, le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC a échangé jeudi avec le gouverneur provincial au terme de sa tournée dans l’Est.

Sur le terrain, la présence des groupes armés, notamment les ADF, complique les déplacements et l’accès des populations aux services essentiels. La MONUSCO indique avoir adapté son dispositif avec des bases opérationnelles mobiles et des unités de réaction rapide. La mission souligne aussi sa coopération avec les FARDC pour renforcer l’alerte précoce et la protection des civils.

La sécurité conditionne aussi la riposte sanitaire

L’autre volet de la visite concerne Ebola. L’OMS confirme que l’Ituri demeure le principal foyer de l’épidémie de maladie à virus Bundibugyo. Au 20 septembre, le pays comptait 63 zones de santé touchées, tandis que l’Ituri représentait 76,9 % des cas confirmés cumulés.

Dans ce contexte, la MONUSCO met à disposition des moyens logistiques pour faciliter les déplacements des équipes médicales et sécuriser certaines zones et infrastructures sanitaires, selon Radio Okapi.

Un appui qui reste soumis aux contraintes du terrain

Cette articulation entre sécurité et santé n’est pas secondaire. L’OMS souligne que l’insécurité et les déplacements de population compliquent l’accès aux soins, la surveillance épidémiologique et le travail des équipes de riposte.

L’appui de la MONUSCO apparaît ainsi comme un soutien opérationnel à deux dimensions. Il ne remplace toutefois ni l’action des autorités congolaises ni celle des équipes sanitaires.

« La paix n’est pas seulement l’absence de guerre. »

Cette formule, souvent associée à John Paul Lederach dans les réflexions contemporaines sur la consolidation de la paix, permet ici de rappeler une distinction essentielle : la protection physique des populations et l’accès aux services essentiels restent étroitement liés dans un contexte de crise prolongée.

À Bunia, le message de James Swan confirme donc la volonté de la MONUSCO de maintenir un appui simultané à la protection des civils et à la réponse contre Ebola. La question reste celle de la capacité des dispositifs sécuritaires et sanitaires à atteindre durablement les populations dans les zones difficiles d’accès.

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Okapi / VFI7

 

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