Investissement pour relier production et marchés

La Régie des Voies Fluviales (RVF) et le Fonds de Régulation Économique (FOREC) ont signé, vendredi 28 août 2026 à Kinshasa, un protocole d’accord sur l’aménagement de 2 299 kilomètres de voies navigables dans le Sud-Ubangi et l’espace Kasaï. Le financement atteint 2 384 799 dollars.

Le projet couvre plusieurs axes

L’accord a été signé par Daniel Lwaboshi, directeur général de la RVF, et Jean-Paul Nemoyato, secrétaire exécutif du FOREC. La cérémonie s’est déroulée en présence de Jean-Pierre Bemba et Daniel Mukoko Samba.

Selon l’Agence Congolaise de Presse, les interventions porteront sur le fleuve Congo, entre Kinshasa et Liranga. Elles concerneront aussi l’Oubangui, la Lua, le Kasaï, le Sankuru et la Lubi. Le programme prévoit balisage, dragage, désenvasement, élagage et études hydrologiques.

Relier production et consommation

L’enjeu dépasse l’entretien des chenaux. Les travaux ciblent une chaîne économique : sécuriser les routes d’eau pour acheminer les produits agricoles vers les marchés. La RVF estime que le dispositif doit améliorer l’approvisionnement de Kinshasa.

Cette logique rejoint Adam Smith : « La consommation est l’unique fin et le seul but de toute production. » En RDC, la voie fluviale relie production, circulation et consommation. Le sens caché réside dans la volonté de réduire la distance économique entre producteurs et marchés.

Un chantier à mesurer dans la durée

Le réseau fluvial et lacustre congolais dépasse 15 000 kilomètres de voies navigables, selon l’ACP. Le protocole cible ce réseau. Sa portée dépendra de l’exécution et de l’entretien.

Ces 2 299 kilomètres transformeront-ils durablement les voies d’eau en corridors économiques sûrs ?

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Didier BOFATSHI

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