À Mambasa, les violences et les déplacements compromettent la reprise des cours et fragilisent les moyens de subsistance des familles.
La rentrée scolaire 2026-2027 a débuté le 1er septembre en RDC. À Mambasa, en Ituri, des localités restent affectées par les attaques attribuées aux ADF et les déplacements. L’APDEF alerte sur leurs conséquences pour les familles.
Des familles privées de moyens
Entre le 27 août et le 1er septembre, au moins 43 civils ont été tués dans 15 villages de Mambasa, selon des sources locales rapportées par Radio Okapi. Cinquante-trois maisons ont été incendiées. Des familles ont fui vers des zones sûres.
L’APDEF affirme que certaines écoles accueillent des déplacés. Des parents ont perdu l’accès à leurs champs. Cette situation réduit leurs revenus et complique la rentrée.
«Plusieurs parents n’ont plus accès à leurs champs en raison de l’insécurité. Sans moyens de subsistance, il devient difficile pour eux de subvenir aux besoins de leurs familles et d’assurer la rentrée scolaire de leurs enfants», alerte-t-il.
Une crise éducative
En mai 2025, l’UNICEF estimait à plus de 1,3 million le nombre d’enfants privés d’école en Ituri. Plus de 290 écoles avaient été endommagées ou détruites depuis janvier.
À Mambasa, le nombre d’écoles fermées et d’élèves affectés reste insuffisamment documenté. Cette lacune empêche de mesurer l’impact scolaire.
Sécurité et éducation
Hannah Arendt écrivait : «l’éducation est le point où nous décidons si nous aimons assez le monde». Cette pensée éclaire un fait : l’école ne peut durer sans sécurité.
Yad Vashem rappelle le rôle de l’éducation dans la transmission de la mémoire. À Mambasa, l’urgence reste : protéger les élèves et maintenir les cours.
«Pendant que d’autres enfants reprennent le chemin de l’école, plusieurs enfants déplacés ont perdu leurs repères et risquent de rester en dehors du système scolaire. Nous appelons le gouvernement à rétablir la paix et à permettre aux populations de regagner leurs milieux de vie», plaide Ram’s Malikidogo.
La violence perturbe l’éducation. Combien d’enfants pourront retrouver leur classe lorsque la sécurité sera rétablie ?
Didier BOFATSHI

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