À New York, António Guterres a appelé le 22 septembre 2026 à une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, en particulier à une représentation permanente de l’Afrique. Son intervention remet au centre du débat la composition d’un organe créé dans un contexte géopolitique très différent de celui d’aujourd’hui.
Réforme du Conseil de sécurité de l’ONU
Selon le discours officiel du secrétaire général des Nations unies, António Guterres s’est exprimé mardi devant l’Assemblée générale, à l’ouverture de sa 81e session. Il a directement ciblé l’absence de siège permanent africain au Conseil de sécurité.
« Le Conseil de sécurité de l’ONU sans un siège permanent pour l’Afrique est injuste, indéfendable et cela doit changer », a déclaré António Guterres.
Le Conseil compte actuellement 15 membres. Cinq disposent d’un siège permanent et d’un droit de veto : la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie. Dix autres États sont élus pour deux ans. La RDC figure parmi ces membres non permanents pour la période 2026-2027.
Une structure héritée de 1945
Guterres rappelle que l’ONU est née en 1945, alors qu’une grande partie de l’Afrique demeurait sous domination coloniale. Le continent ne dispose toujours d’aucun siège permanent au Conseil.
L’Union africaine défend, de son côté, une position précise. Elle réclame au moins deux sièges permanents, avec les prérogatives liées à ce statut, ainsi que cinq sièges non permanents. Cette position figure dans le consensus d’Ezulwini et la déclaration de Syrte.
La question de la représentation
« Un Conseil de sécurité du XXIᵉ siècle sans sièges permanents pour l’Afrique est injuste et indéfendable. Cela doit changer. » Cette déclaration de Guterres rejoint donc une revendication institutionnelle portée depuis plusieurs années par l’Union africaine.
Dag Hammarskjöld, ancien secrétaire général de l’ONU, résumait la fonction de l’Organisation en ces termes : « L’ONU n’a pas été créée pour nous conduire au paradis, mais pour nous sauver de l’enfer. » Cette formule éclaire la question posée aujourd’hui : une institution chargée de préserver la paix peut-elle conserver durablement une architecture conçue dans un monde qui n’est plus celui de 1945 ?
La réforme reste toutefois à négocier entre les États membres. Le discours de Guterres constitue un appel politique et institutionnel, pas une modification du Conseil.
La question reste donc celle de la mise en œuvre : comment traduire la demande africaine en réforme effective du système de décision de l’ONU ?
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Source primaire : discours d’António Guterres devant l’Assemblée générale de l’ONU.

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