
Le verrou du droit
Kinshasa, 29 juin 2026. À l’occasion de son allocution télévisée marquant le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi a placé la Constitution au cœur du débat national. Dans un climat politique tendu autour de la loi référendaire dite “loi Ngandankoy”, adoptée par l’Assemblée nationale et le Sénat, le chef de l’État affirme vouloir faire prévaloir l’État de droit avant toute promulgation.
La Constitution, dernier rempart
« La Constitution n’est ni un instrument de circonstance ni un objet de convenance », a déclaré Félix Tshisekedi, annonçant avoir saisi la Cour constitutionnelle pour examiner la conformité du texte. Selon lui, aucune décision majeure ne peut s’affranchir des procédures prévues par la Loi fondamentale.
Cette position intervient après les tensions nées du sit-in du 12 juin 2026 organisé par la Coalition Article 64 (C64), qui contestait la démarche parlementaire. La mobilisation, initialement annoncée au terrain Assossa, avait connu des incidents autour du Palais du Peuple, institution placée sous protection.
Le feu politique sous contrôle
Au-delà de la loi, l’enjeu touche à la stabilité démocratique du pays. Comme le rappelait Montesquieu : « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir ». La Cour constitutionnelle devient ainsi l’arbitre attendu dans cette séquence sensible.
L’épreuve de la confiance
Le pouvoir affirme défendre les institutions ; l’opposition exige des garanties démocratiques. Entre ces deux lignes de fracture, la RDC joue une partie importante de son avenir institutionnel.
« Une démocratie forte n’est pas celle qui évite les crises, mais celle qui sait les résoudre par le droit », rappelle l’esprit de la pensée de Nelson Mandela. Car, au-delà d’une loi, c’est la confiance entre l’État et les citoyens qui demeure la véritable bataille.
Didier BOFATSH

Jésus-Christ t’aime
