
Un passeport, une alerte, une fracture
Kinshasa. Selon l’information consultée sur actualite.cd, par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, le refus d’embarquement imposé à Delly Sesanga, président d’ENVOL et membre de la coalition C64, ainsi que la confiscation de son passeport par la Direction générale de migration (DGM), ravivent le débat sur les libertés fondamentales en République démocratique du Congo. L’incident survient le dimanche 28 juin 2026, dans un climat politique marqué par la contestation du projet de changement constitutionnel.
Le voyage stoppé, la liberté secouée
D’après son témoignage, Delly Sesanga devait quitter le pays pour recevoir des soins médicaux après les blessures qu’il affirme avoir subies lors du sit-in de l’opposition près du Palais du Peuple. Jean-Marc Kabund dénonce une atteinte grave aux droits humains.
« Empêcher Delly Sesanga d’exercer sa liberté de mouvement (…) constitue une grave violation des droits fondamentaux », a déclaré le président de l’Alliance pour le Changement.
Cette accusation transforme un simple contrôle administratif en symbole politique. Elle place au centre du débat la liberté de circulation et la responsabilité des institutions.
La démocratie dans la zone de turbulence
Pour Kabund, « après l’avoir grièvement blessé, le priver de soins appropriés est inhumain et inacceptable ». Il appelle les partenaires internationaux à réagir face à ce qu’il qualifie de violations répétées.
Cependant, l’exigence journalistique impose de distinguer faits établis, accusations et réactions. La vérité publique se construit dans la confrontation des versions.
Comme le rappelait George Orwell : « En des temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. »
Un signal avant le choc politique
Cette affaire intervient avant la marche annoncée par la coalition C64 le 8 juillet. Derrière le passeport retenu apparaît une bataille plus large : celle de la confiance entre l’État et ses citoyens.
La démocratie, rappelle Hannah Arendt, repose sur « le droit d’avoir des droits ». Car lorsqu’une liberté vacille, c’est toute la société qui entend le bruit du danger.
Didier BOFATSHI

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