Jérusalem, la piste de l’emploi
La redynamisation de la coopération entre la RDC et Israël a été au centre d’une mission officielle conduite à Jérusalem par le ministre congolais de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, durant la première quinzaine de juillet. Axée sur l’emploi des jeunes, les emplois verts et l’innovation, cette initiative vise à renforcer les politiques publiques congolaises grâce au partage d’expérience israélien, selon un communiqué consulté par l’Agence congolaise de presse (ACP).
Cette mission intervient alors que la RDC cherche à développer de nouvelles réponses face au défi de l’emploi, particulièrement pour une jeunesse majoritaire dans la population nationale.
Au-delà d’un simple rapprochement diplomatique, Kinshasa ambitionne de transformer la coopération internationale en outil de création d’opportunités économiques.
La jeunesse congolaise au cœur du partenariat
À Jérusalem, le ministre Ferdinand Massamba wa Massamba a posé les bases d’un partenariat technique destiné à structurer les politiques d’emploi en RDC.
Selon le communiqué relayé par l’ACP, deux programmes majeurs ont dominé les échanges : le programme présidentiel « Jeune Debout » et le Plan national de développement des emplois verts.
Le premier vise l’autonomisation, l’employabilité et la réinsertion socioprofessionnelle des jeunes Congolais. Le second ambitionne de faire de la protection de l’environnement une source de croissance et de création d’emplois.
« L’objectif était de relancer la coopération entre la République démocratique du Congo et l’État d’Israël », précise le document cité par l’ACP.
Israël, une source d’inspiration économique
Au cours de cette mission, la délégation congolaise a visité plusieurs centres de formation professionnelle afin d’étudier les mécanismes de développement des compétences en Israël.
À l’issue de ces échanges, Ferdinand Massamba wa Massamba et son homologue israélien Yariv Levin, ministre du Travail de l’État d’Israël, ont exprimé leur volonté commune de conclure un accord de partenariat sectoriel.
La partie israélienne s’est dite disposée à accompagner la RDC dans la construction d’un écosystème national favorable à l’emploi des jeunes.
Pour Kinshasa, plusieurs secteurs israéliens constituent des références : innovation technologique, agriculture durable et économie circulaire.
L’emploi, nouveau terrain de la coopération RDC-Israël
Cette initiative révèle une évolution dans les relations bilatérales entre les deux pays. La coopération ne se limite plus aux échanges diplomatiques classiques ; elle s’oriente désormais vers des solutions concrètes liées au développement humain.
Avec une population jeune en forte croissance, la RDC fait face à un défi majeur : transformer son potentiel démographique en force économique.
La formation professionnelle, l’incubation des start-up et l’entrepreneuriat apparaissent ainsi comme des leviers stratégiques.
Comme l’écrivait l’économiste Amartya Sen, « le développement est un processus d’expansion des libertés réelles dont jouissent les individus ». Dans cette perspective, créer des emplois revient aussi à renforcer l’autonomie sociale et économique des citoyens.
De Jérusalem aux réalités congolaises
La délégation congolaise comprenait notamment le directeur général de l’Office national de l’Emploi (ONEM), le directeur général adjoint de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) ainsi qu’une équipe d’experts.
Cette composition traduit la volonté d’inscrire cette coopération dans une logique institutionnelle et opérationnelle.
Selon l’ACP, le communiqué a présenté cette mission comme une étape importante dans l’opérationnalisation des ambitions congolaises en matière d’emploi et de soutien à la jeunesse.
Avec un taux de chômage estimé à environ 3 % en Israël, le modèle israélien constitue une référence. Toutefois, son adaptation aux réalités congolaises demeure le véritable défi.
« L’avenir appartient à ceux qui préparent aujourd’hui les compétences de demain », écrivait Peter Drucker. Entre promesse diplomatique et urgence sociale, la coopération RDC-Israël sera jugée à l’aune de sa capacité à transformer les accords en emplois réels.
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Didier BOFATSHI
Jésus-Christ t’aime
