RDC :Guy Kabombo veut forger des citoyens soldats, l’école au cœur du renforcement des FARDC et de la PNC

Naissance du citoyen-patriote

À Kinshasa, le 17 mai 2026, lors de la Journée nationale des FARDC marquée par un office œcuménique au Mémorial du soldat congolais, le vice-Premier ministre de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, a appelé à un renforcement structurel des Forces armées de la RDC et de la Police nationale congolaise. Selon les informations consultées sur Okapi par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, il insiste sur une stratégie élargie : l’amour de la patrie doit être enseigné dès le bas âge pour garantir la stabilité et la souveraineté nationale.

L’État dans les bancs

« On ne peut pas sauver un pays si l’armée et la police ne sont pas mises au premier plan », affirme Kabombo. Derrière cette formule, une vision : celle d’un État qui se reconstruit par la formation du citoyen avant même la défense du territoire. L’école devient un champ stratégique, un lieu où se fabrique la loyauté nationale.

Mémoire et discipline

Les cérémonies ont rendu hommage aux soldats tombés, dans une atmosphère de recueillement et de ferveur patriotique. Guy Kabombo insiste : sans valeurs inculquées tôt, aucune institution sécuritaire ne peut tenir durablement. Aristote rappelait que « la vertu du citoyen est de savoir commander et obéir », une logique qui résonne ici comme matrice de gouvernance sécuritaire.

La patrie comme armure

Au-delà du discours militaire, se dessine une doctrine implicite : la sécurité ne se limite plus aux armes, mais s’enracine dans les consciences. L’État congolais tente ainsi de transformer le patriotisme en bouclier collectif face aux menaces persistantes. « Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir », rappelle une sagesse souvent reprise dans les discours de reconstruction nationale.

Dans cette perspective, la RDC engage une bataille silencieuse : celle de l’esprit. Et comme le disait Nelson Mandela, « l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde » une arme désormais brandie comme ligne de défense nationale.

Didier BOFATSHI

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