RDC fonction publique : Lihau et Ekila scellent la réforme un cadre organique resserré pour révolutionner la formation professionnelle

À Kinshasa, le Vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau a remis au ministre d’État Marc Ekila le nouveau cadre et les structures organiques du Secrétariat général de la Formation professionnelle. Fruit de huit mois de travail conjoint entre administrations, ce document vise à rationaliser les effectifs, clarifier les missions et moderniser la gestion des ressources humaines. Dans un contexte de réforme de l’État et d’exigence de performance publique, il fixe un plafond de 11 817 agents contre 25 000 auparavant et redéfinit l’architecture administrative du secteur.

L’acte fondateur

Dans le cadre feutré du cabinet du VPM, la remise du document a pris des allures d’acte inaugural. Plus qu’un transfert administratif, un basculement de doctrine. « Cet acte est concret et impactera durablement l’avenir de la nation », affirme Jean-Pierre Lihau, saluant une réforme conduite « sans précipitation, mais avec rigueur ».

Chirurgie administrative

Le nouveau cadre tranche dans la masse : effectifs rationalisés, structures clarifiées, missions redéfinies. L’administration passe de 25 000 agents à 11 817 unités plafonnées, dont 1 425 à l’administration centrale. Le SENACEEPEF est absorbé comme direction intégrée, tandis que les services déconcentrés sont restructurés. « Nous mettons fin à la dispersion pour gagner en efficacité », explique un expert impliqué.

Fin des chevauchements

Au cœur de la réforme : la clarification institutionnelle. Longtemps, les frontières entre Formation professionnelle et Éducation nationale demeuraient floues. « Ce cadre met fin à la confusion des missions et renforce la lisibilité de l’action publique », souligne Marc Ekila, insistant sur une gouvernance désormais alignée sur les besoins réels du marché de l’emploi.8

Cap sur la performance publique

Au-delà des structures, c’est une culture de résultats qui s’impose. Respect du plafond d’emplois, conformité juridique, standardisation des services publics : les engagements sont formalisés et encadrés. « Nous devons bâtir une administration au service de l’efficacité et de l’employabilité », déclare Marc Ekila, rendant hommage à la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi et à l’action gouvernementale portée par Judith Suminwa.

 Cette réforme pose les fondations d’un État plus agile, capable d’aligner compétences et besoins économiques. « Moderniser, c’est choisir », résume un haut fonctionnaire. Et comme l’écrivait Max Weber : « L’administration est le pilier invisible de toute société moderne ». En RDC, ce pilier se redessine avec ambition et discipline.

Didier BOFATSHI

Opinion info / VFI7, voltefaceinfos7.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *