Le fait : un Dialogue lancé à Kinshasa

Kinshasa, 27 août 2026. Félix-Antoine Tshisekedi a annoncé l’ouverture du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Le processus durera trois mois au maximum. Il commencera par des consultations dans les 26 provinces, avant les assises nationales à Kinshasa.

« Je prends devant la nation l’engagement de garantir l’indépendance, la représentativité et la sécurité de ce Dialogue. Je veillerai à ce qu’il ne soit confisqué par aucun camp ni détourné de sa finalité », a déclaré le président.

Des provinces vers Kinshasa

Les consultations réuniront autorités locales, élus, partis politiques, société civile, autorités coutumières, confessions religieuses, acteurs économiques et universitaires. Chaque province établira un diagnostic sur l’insécurité, les conflits fonciers, les tensions communautaires et les obstacles au développement.

La Présidence prévoit un Pacte national, une matrice publique et un mécanisme de suivi. Le Dialogue ne remplacera pas le processus de Doha avec l’AFC/M23. Les acteurs qui prennent les armes resteront exclus.

Le sens caché du « non confisqué »

L’essentiel retenu est précis : « non confisqué » signifie que la parole nationale devra conserver son autonomie jusqu’à la décision et son exécution. Cette lecture relève de l’analyse, non d’un fait établi.

Montesquieu écrivait : « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. » Cette pensée éclaire l’enjeu institutionnel et place l’exécution au cœur de la crédibilité publique du processus. Un dialogue crédible dépend de règles capables de limiter les intérêts particuliers et de rendre les engagements vérifiables.

Une épreuve pour l’État

Politiquement, le processus élargit la participation. Socialement, il fait remonter les diagnostics provinciaux. Stratégiquement, il distingue le dialogue interne des négociations de Doha.

Le fait central reste l’engagement présidentiel à protéger un Dialogue « non confisqué ». Sa portée dépendra de la transparence, de la représentativité et de l’exécution des conclusions.

Les mécanismes annoncés suffiront-ils à transformer cette promesse en garantie durable de confiance publique ?

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Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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