
Le Maroc s’est déclaré favorable à un nouvel élan de la coopération militaire avec la République Démocratique du Congo, à l’issue d’échanges officiels tenus à Rabat entre Abdellatif Loudiyi et une délégation congolaise conduite par le ministre délégué à la Défense. Au cœur des discussions : le renforcement du partenariat stratégique, avec un accent particulier sur la prise en charge des militaires actifs, retraités et de leurs dépendants.
Dans ce cadre, la visite de la Fondation Hassan II pour les œuvres sociales des anciens militaires et anciens combattants a constitué un point nodal. La partie congolaise y a exploré un modèle éprouvé de gestion sociale, couvrant plus de 300 000 bénéficiaires depuis les années 1960, illustrant une approche intégrée du suivi des anciens combattants.
Un levier stratégique discret
Derrière cette dynamique, Rabat réaffirme sa doctrine d’influence par la stabilité. Comme le notait Raymond Aron : « La paix se pense, mais la puissance se construit ». La coopération militaire devient ainsi un instrument de projection maîtrisée.
La mémoire au service de l’État
L’accent mis sur les anciens militaires révèle une orientation structurelle : transformer la mémoire des armes en socle de cohésion sociale. Ce modèle inspire Kinshasa dans sa volonté de structurer durablement son système de prise en charge.
Un transfert d’ingénierie institutionnelle
Au-delà de l’intention politique, les échanges traduisent un transfert concret de savoir-faire : organisation des dispositifs sociaux, accompagnement des dépendants, professionnalisation des mécanismes d’assistance. Peter Drucker le résumait : « La meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer ».
La symbolique comme langage diplomatique
La signature du livre d’or et l’échange de présents consacrent un climat de confiance, où chaque geste valide l’engagement mutuel et installe une relation appelée à durer. En structurant ce rapprochement, Rabat et Kinshasa posent les bases d’une coopération qui dépasse le cadre militaire pour toucher à la gouvernance et à la stabilité institutionnelle.
Comme l’avertissait Montesquieu : « La force sans la justice est tyrannie ». Une exigence qui, désormais, se joue aussi dans l’organisation des armées. Et dans l’ombre des négociations, résonne cette vérité stratégique de Henry Kissinger : « La diplomatie est l’art de restreindre la puissance ».
ACP / voltefaceinfos7.com