La détention de Prince Epenge au Conseil national de cyberdéfense (CNC), à Kinshasa, suscite l’inquiétude de l’ECiDé. Devos Kitoko, secrétaire général du parti, évoque le précédent Chérubin Okende pour alerter sur les conditions d’interpellation de l’opposant. Au-delà des accusations de « propagation de faux bruits », cette affaire soulève des questions sur les garanties judiciaires et la protection des personnes détenues en République démocratique du Congo.
Prince Epenge détenu au CNC après son interpellation
Selon Devos Kitoko, Prince Epenge a été empêché de voyager pour Rome avec une délégation de la coalition Lamuka, avant d’être conduit par des agents de renseignement vers une destination qu’il ignorait. Le responsable de l’ECiDé affirme que l’opposant est détenu au CNC et n’a pas pu consulter son avocat ni son médecin.
Prince Epenge est poursuivi pour « propagation de faux bruits » concernant la mort de Manassé Lomboto, chargé de sécurité de son parti, décédé après la marche de la C64 du 15 septembre.
L’inquiétude de l’ECiDé ravivée par Chérubin Okende
Devos Kitoko redoute une atteinte à l’intégrité physique de Prince Epenge. Il invoque le précédent Chérubin Okende, ancien ministre retrouvé mort en juillet 2023, après sa disparition.
« Nous gardons le triste souvenir de Chérubin Okende, emmené dans les mêmes conditions vers une destination inconnue », déclare-t-il. Cette comparaison exprime la crainte de l’opposition, mais ne démontre pas que les deux affaires présentent les mêmes circonstances.
La détention de Prince Epenge pose la question des garanties judiciaires
Le philosophe et juriste italien Cesare Beccaria, dans Des délits et des peines (1764), a défendu l’encadrement légal du pouvoir de punir. Son approche éclaire un enjeu central : la protection des droits d’une personne poursuivie ne dépend pas de sa position politique, mais des garanties prévues par la loi.
Dans le contexte congolais, les conditions d’accès à un avocat, aux soins et à la famille constituent donc des points essentiels à vérifier. Les déclarations de l’ECiDé doivent néanmoins être confrontées aux versions des autorités compétentes.
Quelles suites pour Prince Epenge ?
L’ECiDé annonce des démarches diplomatiques et une mobilisation politique pour obtenir sa libération ou sa présentation devant un juge. À ce stade, les éléments communiqués ne permettent pas de connaître la réponse officielle du CNC ni l’évolution de la procédure.
Les autorités apporteront-elles des éclaircissements sur sa détention et les garanties dont il bénéficie ?
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