La marche organisée le samedi 24 octobre 2026 à Kisangani, à l’initiative du gouverneur Paulin Lendongolia, a réaffirmé le soutien de participants aux institutions de la République démocratique du Congo. Toutefois, dans une province confrontée à Ebola, cette mobilisation soulève une question importante : comment concilier liberté de manifestation, prévention sanitaire et application cohérente des décisions publiques ?
Marche à Kisangani : les faits essentiels
Plusieurs catégories de la population ont participé à cette mobilisation contre le recours aux armes pour accéder au pouvoir. Les manifestants ont également exprimé leur soutien au président Félix Tshisekedi et aux institutions nationales.
À l’issue de la marche, le gouverneur a rappelé que les différends politiques devaient se régler conformément à la Constitution.
Paulin Lendongolia défend la voie constitutionnelle
« Nous voulons vraiment que l’opinion internationale puisse comprendre notre volonté actuelle. Notre volonté, c’est la continuité de la démocratie. Nous avons une Constitution qui établit les normes et les procédures à suivre pour accéder à la gestion des institutions, et non prendre les armes contre le pays », a-t-il déclaré.
Les jeunes de la Tshopo, représentés par Nedi Lisungi, ont également réaffirmé leur soutien aux institutions.
Ebola en Tshopo : la question de la cohérence
Au-delà du message politique, un enjeu mérite l’attention : l’application des restrictions sanitaires aux rassemblements publics.
Des médias ont rapporté que des manifestations de l’opposition avaient précédemment été interdites au nom de la prévention d’Ebola. La tenue de cette marche, soutenue par le gouverneur, invite donc à clarifier les règles applicables et les éventuelles dérogations.
Dans De l’esprit des lois, Montesquieu souligne l’importance de limiter l’exercice du pouvoir par des règles. Ce principe éclaire l’exigence de décisions publiques transparentes et cohérentes.
Quelles garanties pour la suite ?
Les autorités provinciales sont appelées à préciser les mesures sanitaires appliquées et leur fondement administratif. Aucune conclusion définitive sur une éventuelle différence de traitement ne peut être tirée sans examiner les décisions concernées.
Comment garantir des règles sanitaires équitables pour tous ?
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