Après Moscou, les émissaires américains confrontent leurs pistes aux exigences de Kiev.
La diplomatie américaine change de registre. Après plus de trois heures d’échanges avec Vladimir Poutine à Moscou, Steve Witkoff et Jared Kushner ont rejoint Kiev. Aucun accord n’est annoncé. Mais Washington cherche désormais à tester des propositions auprès des deux parties.
Des propositions encore non publiées
La diplomatie américaine change de registre à Moscou. Samedi 5 septembre 2026, Steve Witkoff et Jared Kushner ont rencontré Vladimir Poutine au Kremlin pendant plus de trois heures. Selon le Kremlin, les échanges ont porté sur des pistes de règlement. RFI rapporte que Youri Ouchakov les a jugés « particulièrement utile». La Maison-Blanche parle de discussions « substantive » et annonce des prochaines étapes. Aucun accord ni percée n’a été annoncé.
Selon RFI, les émissaires américains ont présenté « un certain nombre d’idées concernant les pistes possibles pour parvenir à un règlement ». Moscou n’en a pas révélé le contenu. Donald Trump avait évoqué une « Proposition concrète ». Son contenu reste inconnu.
La séquence prolonge les démarches engagées en 2025. En décembre, Witkoff et Kushner avaient déjà rencontré Poutine. En 2026, Washington cherche donc à transformer ces échanges en étapes négociables.
Le passage décisif par Kiev
Le 6 septembre, les deux émissaires ont rencontré Volodymyr Zelensky à Kiev. La présidence ukrainienne affirme que l’Ukraine prépare ses propositions et demande des garanties de sécurité. Zelensky a déclaré :« Des garanties de sécurité sont nécessaires. Une paix d’après-guerre digne est nécessaire. Nos propositions ont été élaborées. » Cette étape teste l’acceptabilité ukrainienne.
L’enjeu : passer de l’annonce au résultat
La perception invoquée, mais vérifiable, réside dans cette mise à l’épreuve successive. Washington cherche à confronter des pistes aux deux capitales. Mais les écarts restent majeurs sur les territoires, l’OTAN et les garanties de sécurité.
Raymond Aron rappelait que « la paix impossible, la guerre improbable » décrit un espace où la négociation devient indispensable. Ici, elle reste soumise aux rapports de force militaires, dans les faits.
La question demeure : les « plans substantiels » pourront-ils devenir des engagements vérifiables, puis un accord durable ?
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