À Bunia, quatre nouveaux ministres ont été ordonnés mardi 8 septembre 2026. La célébration a aussi marqué les 25 ans de vie consacrée de sept religieux. Dans une Ituri toujours marquée par l’insécurité, l’évêque Dieudonné Uringi Uci a placé ces engagements sous le signe du service, de la paix et de la cohésion sociale.

Quatre ordinations dans un contexte marqué par la crise

La cérémonie s’est tenue à la Cathédrale Notre-Dame de Grâce de Bunia, lors d’une messe solennelle présidée par Mgr Dieudonné Uringi Uci, évêque du diocèse.

Deux séminaristes ont reçu l’ordination diaconale. Deux diacres ont été ordonnés prêtres. La célébration a également honoré six sœurs religieuses et un abbé pour leurs 25 années de vie consacrée et de service à Dieu.

Dans son homélie, l’évêque a fixé une responsabilité précise aux nouveaux ministres : « Servez le peuple de Dieu dans l’amour, l’unité, la fidélité, la foi de l’Église catholique, la paix et la cohésion sociale ».

La vocation religieuse confrontée au défi de la paix

Le contexte donne une portée particulière à cette exhortation. L’Ituri reste confrontée à des violences et à des tensions communautaires. L’Église diocésaine présente ainsi le ministère pastoral comme un engagement auprès des populations et en faveur de la réconciliation.

L’évêque demande aux nouveaux ordonnés de devenir des « artisans de réconciliation ». Il appelle aussi les familles à soutenir les vocations religieuses.

« Ne gardez pas vos enfants seulement pour vous. Donnez-les au Seigneur. L’Église et l’Ituri ont besoin de jeunes qui disent oui à Dieu », a-t-il plaidé.

Une espérance qui doit désormais se traduire dans les communautés

La célébration exprime une réalité religieuse : l’Église renouvelle ses ministères et honore ceux qui ont consacré 25 ans à leur mission. Mais elle pose aussi une question concrète dans une province fragilisée par les crises.

Le philosophe Emmanuel Levinas écrivait que « la responsabilité est ce qui exclusivement m’incombe ». Cette pensée éclaire le message épiscopal : l’engagement religieux ne se limite pas au culte. Il implique aussi une responsabilité envers l’autre.

Le sens essentiel de cette journée se trouve donc dans le passage de la vocation à l’action communautaire. Les ordinations annoncent une nouvelle étape. Leur portée dépendra désormais du service réellement accompli dans les paroisses et auprès des populations.

La question demeure : ces nouvelles vocations pourront-elles contribuer durablement à reconstruire la confiance et la cohésion entre les communautés de l’Ituri ?

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Source primaire : RTNC, article publié le 9 septembre 2026
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