L’énergie comme nouveau souffle

Muanda, ville stratégique du Kongo-Central, vient de franchir une nouvelle étape sur la route du développement. Le 25 juin 2026 à Incheon, en Corée du Sud, l’élu de Muanda Robert Niondo a signé un partenariat stratégique avec le consortium sud-coréen KCD Global Co. Ltd. Au cœur de l’accord : une centrale solaire photovoltaïque de 10 MW, avec une ambition d’extension jusqu’à 100 MW en RDC. Un projet présenté comme une passerelle entre énergie, emplois et renaissance économique.

Le soleil contre le paradoxe

Derrière cette annonce se cache une réalité saisissante : Muanda possède une richesse pétrolière, mais reste longtemps confrontée au manque d’électricité. Ce contraste résume le défi congolais : transformer les ressources naturelles en progrès quotidien. Le partenariat prévoit aussi des investissements dans la santé, le textile et l’agroalimentaire, avec l’objectif affiché de stimuler la diversification économique.

« Transfert de technologies, création d’emplois, diversification économique : les ambitions affichées sont larges », soulignent les acteurs du projet. Une vision qui rejoint celle d’Amartya Sen : « le développement est un processus d’expansion des libertés réelles dont jouissent les individus ».

La promesse face à l’épreuve

Cependant, l’espoir devra affronter la réalité du terrain. Le calendrier, le financement et les mécanismes de suivi seront déterminants pour transformer la signature en résultats visibles. Car une centrale ne produit pas seulement de l’électricité ; elle doit éclairer des vies.

Comme le rappelait Kofi Annan : « nous avons besoin d’une mondialisation plus équitable, qui profite à tous ». L’avenir de Muanda se jouera donc dans la capacité à faire de cet accord un véritable levier national.

Une ville au rendez-vous de l’histoire

Au-delà des mégawatts annoncés, Muanda porte une ambition plus grande : devenir un symbole de transformation. « La générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent », écrivait Albert Camus. Entre promesse solaire et responsabilité collective, la ville regarde désormais vers un horizon où l’énergie pourrait devenir la lumière d’un nouveau destin congolais.

Didier BOFATSHI

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