Mondial 2026 : La RTNC limitée à 44 matchs sur 104 choc des droits TV, promesse totale pour les Léopards de la RDC

Diffusion sous contrainte

La Coupe du monde 2026 s’annonce sous tension médiatique en République démocratique du Congo. La Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC) ne diffusera que 44 matchs sur les 104 programmés, en raison du coût élevé des droits de retransmission détenus par New World TV pour l’Afrique subsaharienne francophone, a confirmé son directeur général Didier M’Boy, ce lundi 15 juin 2026, selon les informations rapportées par Radio Okapi (okapi.net).

Dans un contexte de flambée des droits sportifs mondiaux, la chaîne publique congolaise a dû opérer des choix drastiques, privilégiant les affiches majeures et les rencontres impliquant les sélections africaines.

Le prix du rêve mondial

« Les matchs coûtent énormément cher », a déclaré Didier M’Boy, soulignant une réalité économique implacable : même les grandes chaînes internationales n’ont pas accès à l’intégralité de la compétition. La FIFA, via ses partenaires de diffusion, impose des tarifs devenus prohibitifs pour de nombreux médias publics africains. Selon Radio Okapi, la RTNC a donc opté pour un package partiel, concentré sur les moments forts et les sélections du continent.

Les Léopards en intégralité

Dans cette limitation, un point demeure immuable : tous les matchs de la RDC seront diffusés. « Si la RDC franchit la phase de groupes, nous devons accompagner les Léopards jusqu’au bout du tournoi », a assuré le DG de la RTNC, selon les propos relayés par okapi.net. Cette promesse transforme la sélection nationale en fil conducteur médiatique, symbole d’un pays suspendu à ses exploits.

Exclusivité et verrouillage des écrans

La RTNC détient l’exclusivité des droits sur le territoire congolais dans le cadre de son accord avec New World TV. Toute diffusion non autorisée expose à des sanctions, rappelent les autorités de la chaîne publique. Ainsi, le Mondial 2026 en RDC se jouera autant sur le terrain que sur les écrans contrôlés, où l’accès devient un enjeu de souveraineté audiovisuelle.

Le football sous condition économique

« Le sport est devenu un langage universel, mais son accès reste inégal », rappelle un observateur du secteur audiovisuel. Et dans ce paysage fragmenté, une vérité s’impose avec force : la passion mondiale du football se heurte désormais au mur des coûts. Comme l’écrivait Pier Paolo Pasolini : « Le football est l’ultime représentation sacrée de notre temps » une sacralité désormais filtrée par les droits, les écrans et les chiffres.

Didier BOFATSHI

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