Dans un monde qui saigne encore des guerres passées et présentes, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lance un cri d’alerte et d’espérance. « Moins d’argent pour les guerres, plus pour lutter contre la pauvreté ! » exhorte-t-il, appelant les à redessiner leurs priorités pour un monde plus sûr et plus juste.
La paix s’invente par le développement
Pour Guterres, la sécurité ne se mesure pas en missiles mais en écoles ouvertes, en hôpitaux accessibles et en terres cultivées. Les conflits en Afrique, au Moyen-Orient et ailleurs ne disparaîtront pas par l’artillerie mais par la justice sociale. Comme le disait Kofi Annan : « La paix n’est pas simplement l’absence de guerre. »
Des milliards détournés vers la guerre
Les dépenses militaires mondiales ont dépassé 2 300 milliards de dollars en 2025. Un chiffre vertigineux, un gouffre qui pourrait éradiquer la pauvreté et offrir l’éducation à des millions d’enfants. Jeffrey Sachs alerte : investir dans la pauvreté est investir dans la stabilité globale.
Une ONU tournée vers l’avenir
Le message 2026 de l’ONU esquisse une rupture radicale : réaffecter les budgets militaires, renforcer les partenariats pour le développement, et cultiver la diplomatie proactive. Ban Ki-moon résumait : « La paix durable n’est pas un produit de la puissance militaire. C’est un produit de la coopération, du dialogue et du développement partagé. » Dans cette année naissante, l’ONU fait résonner un message clair : l’avenir se bâtit sur l’humanité, pas sur l’arsenal.
Didier BOFATSHI