À Paris, l’opposant lie le dialogue national à l’inclusivité, à la responsabilité politique et au respect de l’échéance de 2028.

Samedi 22 août 2026, Martin Fayulu a échangé avec la diaspora congolaise à Paris. Il a défendu un dialogue incluant Joseph Kabila et Corneille Nangaa. Il a affirmé que Félix Tshisekedi devra quitter le pouvoir en 2028, élections ou non.

Un dialogue encore à définir

Fayulu intervient après l’annonce, le 17 juillet à Kinshasa, d’un dialogue national « inclusif, apaisé et résolument républicain ». La Présidence affirme que cette initiative vise à renforcer la cohésion nationale dans le respect de la Constitution. Les modalités restent floues.

Fayulu estime que Kabila et Nangaa doivent être entendus. Il présente leur présence comme nécessaire pour éclairer la crise.

La Suisse, miroir du débat

Du 17 au 21 août, Kinshasa et l’AFC/M23 ont négocié en Suisse dans le cadre du processus de Doha. Les parties ont adopté une feuille de route, avec l’appui de partenaires internationaux.

Le contraste demeure : des acteurs opposés négocient pour la paix à l’extérieur, tandis que leur participation au débat national reste contestée. Comment construire une paix durable sans règles communes ?2028, ligne rouge

Fayulu a relié la crise actuelle aux épisodes électoraux précédents. « Nangaa, s’il n’avait pas falsifié les résultats, est-ce qu’on serait là ? », a-t-il déclaré. Il a affirmé : « Élections ou pas, en 2028 Félix Tshisekedi doit partir. »

Cette position transforme 2028 en test. Dans l’esprit de John Rawls, une démocratie stable repose sur des règles publiques acceptables. L’enjeu concerne la prévisibilité de l’alternance.

L’enjeu caché : la confiance

Le défi reste la confiance dans les règles du jeu. Un dialogue peut réduire les tensions si ses participants reconnaissent son cadre, ses garanties et ses résultats.

La RDC devra concilier sécurité et crédibilité électorale. Le dialogue annoncera-t-il une nouvelle architecture politique ou reproduira-t-il les fractures du passé ?

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Didier Bofatshi

Jésus-Christ t’aime

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