En France, les manifestations du samedi 24 octobre 2026 seront soumises à des restrictions annoncées par Emmanuel Macron après les violences survenues lors de la mobilisation du 17 octobre. Les autorités privilégient les cortèges syndicaux et prévoient des interdictions dans plusieurs villes. À Paris, les restrictions de circulation et le couvre-feu dans certains secteurs s’inscrivent dans un dispositif de sécurité renforcé.
Manifestations du 24 octobre : les mesures annoncées
Le jeudi 22 octobre, Emmanuel Macron a annoncé que les préfets proposeraient des itinéraires alternatifs aux organisations syndicales souhaitant manifester samedi. Les rassemblements non syndicaux seront interdits partout où les autorités estimeront cette mesure possible.
Cette décision intervient après les violences, dégradations et pillages signalés pendant la mobilisation du 17 octobre. À Paris, le couvre-feu appliqué dans certains secteurs est reconduit jusqu’au lundi 26 octobre.
Le droit de manifester au cœur des réactions
Une manifestation étudiante prévue jeudi entre la Pitié-Salpêtrière et Bastille avait été interdite par la préfecture de police. La justice administrative a ensuite suspendu cet arrêté en urgence.
Coppélia Moreau, membre d’Interfac Île-de-France, a déclaré à l’AFP : « Ce qu’il y a(vait) derrière cette interdiction de manifestation, c’est une tentative de toucher au droit même de manifester. Donc on s’est donné les moyens de contester ça, parce qu’on ne veut pas se laisser faire ».
Restrictions des manifestations : plusieurs villes concernées
À Marseille et dans les Bouches-du-Rhône, toutes les manifestations, déclarées ou non, doivent être interdites samedi. Les transports en commun marseillais seront suspendus de samedi à 5 heures à dimanche à 5 heures. Le couvre-feu sera également élargi aux adultes dans certaines zones pendant deux nuits.
Dialogue politique et prochaines étapes
Emmanuel Macron doit recevoir des représentants lycéens vendredi 23 octobre à 15 heures. Sébastien Lecornu réunira lundi 26 octobre les organisations concernées par les revendications de la jeunesse.
Benjamin Franklin résumait une exigence démocratique par cette formule : « Ceux qui peuvent renoncer à une liberté essentielle pour obtenir un peu de sécurité temporaire ne méritent ni liberté ni sécurité. » Cette citation, dont la formulation française varie selon les traductions, invite à interroger l’équilibre entre sécurité et libertés publiques.
Les restrictions seront-elles conciliées avec l’exercice du droit de manifester ?
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