Emmanuel Macron a défendu, mercredi 21 octobre 2026, son déplacement au Moyen-Orient, malgré les critiques provoquées par les violences survenues en France les 17 et 18 octobre. Depuis Doha, au Qatar, le président a justifié le maintien de son programme diplomatique et annoncé plusieurs rendez-vous consacrés à la situation intérieure dès son retour.
Emmanuel Macron défend son déplacement au Moyen-Orient
En pleine crise sociale, Emmanuel Macron a maintenu sa tournée dans plusieurs pays du Golfe, du 19 au 21 octobre. Il affirme avoir suivi la situation française et échangé deux fois par jour avec le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur.
Le chef de l’État assure également avoir fixé une feuille de route au gouvernement pour répondre aux difficultés du maintien de l’ordre.
Des critiques politiques contre Emmanuel Macron
Cette décision a suscité des réserves dans la classe politique. Édouard Philippe a jugé le déplacement « pas opportune », selon le compte rendu de RFI. François Hollande a dénoncé un président « absent », tandis que Marine Le Pen a estimé que le gouvernement avait « perdu la maîtrise de tout ».
Donald Trump a également lié les violences françaises à l’immigration et affiché son soutien à Marine Le Pen pour la présidentielle.
À Doha, Emmanuel Macron a répliqué : « Non, il n’y a aucune violence légitime », a-t-il déclaré à propos des ambiguïtés qu’il reproche à La France insoumise.
Une autorité présidentielle mise à l’épreuve
Au-delà des déclarations, la crise pose la question de la perception de l’autorité présidentielle. Hannah Arendt, dans De la violence, distingue le pouvoir politique de la violence : la force ne suffit pas, à elle seule, à garantir une autorité durable.
Cette réflexion éclaire le débat sans préjuger des responsabilités dans les événements.
Les prochaines étapes après le retour en France
Jeudi 22 octobre, Emmanuel Macron doit rencontrer les services de renseignement, puis se déplacer auprès des forces de sécurité. Sébastien Lecornu prévoit, de son côté, une réunion avec les partis politiques à Matignon.
La gestion de cette crise permettra-t-elle de restaurer la confiance ?
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