Dans le Maniema, l’enclavement pèse sur les habitants de Bangengele. Après une visite pastorale, l’évêque de Kindu appelle les autorités à agir. Routes difficiles, écoles rares et absence de secondaire freinent la vie locale. Pour les habitants, l’accès à Lokando reste un enjeu vital.

Maniema : Bangengele reste enclavé

Selon 7SUR7.CD, Mgr François Abeli Muhoya a visité Bangengele du 3 au 5 août 2026.

L’évêque dit avoir recueilli les préoccupations des habitants. L’accès routier figure parmi leurs principales difficultés.

La route se dégrade fortement à quelques kilomètres de Lokando. Cette situation complique aussi le transport des produits agricoles vers le marché.

L’éducation reste un autre défi

Bangengele compte quatre écoles primaires. Trois sont mécanisées et une ne l’est pas.

La région ne dispose cependant d’aucune école secondaire. Après le primaire, plusieurs jeunes doivent rejoindre Lokando ou Kindu.

Cette situation dépend aussi des moyens financiers des familles. Elle limite donc les possibilités de nombreux élèves.

Un appel à ouvrir la route

Mgr François Abeli Muhoya encourage la population à renforcer l’autoprise en charge.

Il demande aussi une action des autorités locales et provinciales. Son objectif vise notamment l’ouverture de l’axe Lokando-Bangengele, côté Kasuku.

« Il y a autant de besoins », a-t-il déclaré, selon 7SUR7.CD.

L’évêque souhaite également saisir les services techniques diocésains. Ceux-ci devront examiner les besoins liés à l’enseignement secondaire.

La route comme lien vital

À Bangengele, la route dépasse donc la seule question des déplacements. Elle conditionne l’accès aux marchés et aux services essentiels.

La route devient ainsi le symbole d’un territoire encore isolé.

Quand l’axe Lokando-Bangengele sera-t-il enfin ouvert ?

Didier BOFATSHI

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