Kwamouth reconquis : quand l’État reprend pied sur les bastions Mobondo

Dans les forêts et clairières du Maï-Ndombe, le rapport de force a basculé. À Kwamouth, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont neutralisé douze miliciens Mobondo et repris l’un de leurs bastions stratégiques. Une opération militaire à forte portée tactique et symbolique, qui marque une avancée décisive dans la reconquête de l’autorité de l’État.
Un bastion qui tombe, une milice qui vacille
C’est un verrou qui a sauté. Dimanche 21 décembre 2025, sous la supervision du général-major Shiko Tshitambwe, les FARDC ont mené une offensive ciblée contre une position tenue par les Mobondo, sous l’autorité d’un chef rebelle connu sous le nom de CPI. Le bilan est lourd : douze miliciens neutralisés, onze armes de guerre récupérées, dont deux fusils AK-47. Le bastion est désormais sous contrôle de l’armée régulière, tandis que les opérations de ratissage se poursuivent.
La guerre de l’ombre et la maîtrise du terrain
À Kwamouth, il ne s’agissait pas d’une bataille de façade, mais d’un combat de renseignement et de précision. La reprise de cette base arrière prive les Mobondo de leur ancrage territorial, de leurs circuits logistiques et de leur capacité de projection. Dans une guerre asymétrique, perdre un bastion revient à perdre l’initiative. Les FARDC, elles, imposent désormais le tempo.
Le prix du combat et l’enjeu de la durée
Deux soldats congolais ont perdu la vie. Leur sacrifice rappelle que la reconquête du Maï-Ndombe se paie au prix fort. Saluant la discipline des troupes et l’appui décisif des populations locales, le commandement des opérations Ngemba insiste sur la suite : maintenir la pression, sécuriser durablement et empêcher toute résurgence. À Kwamouth, l’armée n’a pas seulement gagné un combat. Elle a rouvert un espace de souveraineté.
Didier BOFATSHI

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