
“Le feu au cœur du sanctuaire”
Un important incendie s’est déclaré dimanche 17 mai 2026 à l’Église Shekinah Tabernacle, située sur le boulevard Lumumba, dans la commune de Matete, à Kinshasa. D’importants dégâts matériels ont été enregistrés, tandis que les fidèles et les équipes de secours se sont mobilisés pour contenir la propagation des flammes. À ce stade, l’origine du sinistre demeure inconnue.
Quand les flammes dévorent le lieu de prière
Le feu a frappé un espace de recueillement devenu, en quelques minutes, un théâtre de panique et de solidarité. Entre fumée épaisse, équipements évacués à la hâte et bancs transportés hors du bâtiment, les fidèles ont tenté de sauver ce qui pouvait encore l’être.
Une chaîne humaine contre l’incendie
Avant même l’intervention complète des secours, des croyants se sont organisés spontanément. Seaux d’eau à la main, ils ont formé une chaîne humaine pour combattre les dernières flammes. Dans le chaos, la solidarité a remplacé l’impuissance.
L’ombre persistante des risques domestiques
Jusqu’ici, aucune cause officielle n’a été avancée. Mais cet incendie ravive les inquiétudes liées aux installations électriques, aux produits inflammables et aux mesures de sécurité souvent insuffisantes dans plusieurs bâtiments recevant du public à Kinshasa.
Les avertissements oubliés
En 2024, l’expert en sécurité incendie Boris Gondamoyen alertait déjà sur les dangers liés au mauvais stockage des carburants, aux appareils électriques non sécurisés et à l’encombrement des habitations et lieux de vie. « Il faut savoir ce qu’on doit avoir chez soi et ce qu’on ne doit pas avoir », rappelait-il lors d’un séminaire sur la prévention des incendies à Kinshasa.
La ville face à ses vulnérabilités silencieuses
Au-delà des dégâts matériels, cet incendie expose une réalité plus profonde : celle d’une vulnérabilité urbaine souvent sous-estimée jusqu’au drame. Dans une mégapole où infrastructures, sécurité et prévention peinent parfois à suivre la croissance démographique, chaque incendie devient un signal d’alerte.
Comme l’écrivait Victor Hugo : « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue. » À Kinshasa, peut-être que l’heure de la culture de prévention incendie vient, une fois encore, de frapper dans les flammes.
