Kinshasa : Reprise encadrée, cap sur la traçabilité

À Kinshasa, les autorités provinciales ont annoncé la levée de la suspension des opérations d’identification et de numérotation des motos, ainsi que la reprise de la perception des taxes y afférentes. La décision a été rendue publique par le ministre provincial des Transports Jesus-Noël Sheke, à l’issue d’une séance de travail avec les bourgmestres, co-présidée avec le ministre provincial de l’Intérieur Jeannot Canon Larose.

Cette mesure s’inscrit dans une volonté affichée de moderniser le système, d’améliorer la traçabilité des véhicules à deux roues et de renforcer la sécurité urbaine, tout en assurant une meilleure mobilisation des recettes publiques au niveau local.

Vers un encadrement renforcé

La reprise des opérations ne se limite pas à une simple relance administrative. Elle s’accompagne d’un moratoire de 45 jours destiné à harmoniser les pratiques entre les différentes communes et à permettre une mise en conformité progressive des acteurs concernés.

La transparence comme objectif

Les autorités insistent sur la redevabilité des communes dans la gestion des opérations, en lien avec les orientations de l’exécutif provincial dirigé par Daniel Bumba. L’objectif est d’instaurer un cadre plus structuré, où l’identification des motos contribue à la fois à la sécurité et à la gouvernance financière.

Un enjeu de sécurité urbaine

Au-delà de l’aspect fiscal, la mesure répond à des préoccupations sécuritaires. L’identification des motos permet de mieux encadrer un secteur souvent associé à des difficultés de contrôle, tout en facilitant le suivi des activités sur la voie publique.

Une gouvernance de proximité

L’implication des bourgmestres est présentée comme un levier essentiel pour la réussite de cette politique. Leur rôle consiste à relayer les directives, superviser les opérations et contribuer à l’assainissement de l’espace urbain. Cette décision marque une tentative de réorganisation d’un secteur clé de la mobilité urbaine à Kinshasa, où l’équilibre entre régulation, sécurité et activité économique reste délicat.

Comme le rappelait Max Weber : « L’administration moderne repose sur la rationalité et des règles prévisibles ». Et dans cette dynamique, l’enjeu dépasse la simple numérotation : il s’agit de structurer un système où la mobilité urbaine s’inscrit dans l’ordre, la transparence et la responsabilité collective.

BOFATSHI

7 sur 7 / VF7, voltefaceinfos7.com

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