À New York, la Première ministre Judith Suminwa dénonce les violences faites aux femmes dans l’Est de la RDC et
plaide pour l’égalité réelle. Entre crises humanitaires, réformes légales et autonomisation économique, la Cheffe du gouvernement invite la communauté internationale à transformer ses engagements en actions concrètes.
Femmes invisibles, voix retrouvée
Lors de la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme, Suminwa a rappelé que les femmes et jeunes filles de l’Est de la RDC subissent encore les conséquences de l’agression rwandaise et des actions du M23/AFC. « Les violences faites aux femmes ne doivent être ni invisibilisées ni banalisées. Elles doivent être reconnues et combattues avec détermination », a-t-elle souligné, dénonçant des souffrances longtemps ignorées.
Écart entre promesses et réalités
Le thème prioritaire de la CSW70, « Garantir et renforcer l’accès de toutes les femmes et de toutes les filles à la justice », met en lumière l’inégalité persistante. António Guterres rappelle que les femmes détiennent seulement 64 % des droits juridiques des hommes. Pour Suminwa, trente ans après Beijing, il est temps que les déclarations deviennent réalité vécue.
Réformes et autonomisation : la RDC en action
Sous le leadership du Président Félix-Antoine Tshisekedi, la RDC a enregistré des avancées notables : la participation politique des femmes est passée de 21 % en 2021 à 32 % en 2024, le Code de la famille a été révisé et l’âge légal du mariage fixé à 18 ans pour tous. Le pays soutient également l’entrepreneuriat féminin et facilite l’accès aux opportunités économiques dans 145 territoires.
Responsabilité collective et avenir partagé
Suminwa conclut en appelant la communauté internationale à agir : « L’égalité entre les femmes et les hommes ne peut être un principe proclamé dans les textes ; elle doit devenir une réalité vécue dans la vie quotidienne de chaque femme et de chaque fille. »
Les engagements doivent se traduire en actions. Comme le rappelait Eleanor Roosevelt : « Les droits humains commencent dans de petits lieux, proches de chez soi, là où chaque individu peut faire une différence. » L’avenir de millions de femmes dépend de cette vigilance collective.
Didier BOFATSHI / voltefaceinfos7.com