Juan Orlando Hernandez est rentré au Honduras dimanche 26 juillet 2026. L’ancien président avait été gracié par Donald Trump en 2025 après une condamnation aux États-Unis. Des milliers de partisans l’ont accueilli. Mais son retour suscite aussi de fortes critiques dans un pays encore marqué par son passage au pouvoir, rapporte RFI.

Juan Orlando Hernandez accueilli par ses soutiens

Selon RFI, près de 5 000 personnes se sont rassemblées à l’aéroport de Palmerola. Elles ont salué le retour de l’ancien chef de l’État. Plusieurs militants ont remercié Donald Trump. Ils estiment que l’ancien président a été victime d’une injustice.

Un retour qui divise le Honduras

Juan Orlando Hernandez a dirigé le Honduras entre 2014 et 2022. En 2024, la justice américaine l’a condamné à 45 ans de prison pour trafic de drogue. Il a toujours rejeté ces accusations. Devant ses partisans, il a parlé d’une « terrible injustice ». Pour une partie de la population, son retour ravive toutefois les souvenirs de corruption, de violences et de violations des droits humains.

Des défis judiciaires restent ouverts

Selon RFI, la grâce accordée aux États-Unis n’efface pas sa condamnation. Elle ne met pas fin non plus aux procédures engagées au Honduras. L’ancien président doit comparaître devant la justice le 3 août dans une affaire de détournement présumé de fonds publics. Il affirme être innocent.

Le retour de Juan Orlando Hernandez relance le débat sur l’avenir politique du Honduras. Il montre aussi les profondes divisions du pays. Comme l’écrivait Montesquieu, « Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois. »

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Source externe : RFI.fr

Didier BOFATSHI

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