À Lubumbashi, l’affaire John Mbangu pose une question centrale : comment bâtir la confiance politique avant un dialogue national ?
L’interpellation présumée de John Mbangu à Lubumbashi intervient au moment où la RDC ouvre un cycle politique. Selon Ensemble pour la République, son responsable a été interpellé vendredi 4 septembre. Le parti demande sa libération.
À Lubumbashi, des faits encore incomplets
D’après Ensemble pour la République, John Mbangu regagnait son domicile lorsque des hommes en civil l’ont interpellé. Le parti affirme qu’il serait détenu à l’ANR. Cette information reste non confirmée.
Aucune autorité n’a expliqué les motifs. Le lieu de détention et le cadre juridique restent à établir. Une accusation politique ne remplace pas une preuve judiciaire.
Le dialogue face à une épreuve de confiance
Jean-Claude Muselwa, coordonnateur provincial adjoint d’Ensemble pour la République, dénonce une contradiction :
« Nous sommes indignés de l’enlèvement de notre camarade John Mbangu. Et on ne comprend pas comment le même pouvoir qui appelle les gens au dialogue peut vouloir une chose et son contraire. C’est-à-dire qu’il nous appelle à dialoguer et, en même temps, il nous traque et organise des kidnappings contre les mêmes personnes qui sont censées participer au dialogue ».
La confiance devient une condition du dialogue. Le 27 août, Félix Tshisekedi a annoncé des consultations dans les 26 provinces. La Présidence présente le processus comme sécurisé.
Montesquieu écrivait : « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. » Cette pensée rappelle que l’autorité doit rester encadrée.
Une crédibilité à démontrer par les actes
Les autorités doivent clarifier les faits. L’opposition doit éviter les certitudes sans preuve. La crédibilité du dialogue se mesurera aux garanties.
Comment construire un dialogue en RDC si les droits politiques restent controversés ?
Opaki.net / VFI7, voltefaceinfos7.com

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