Kinshasa, 30 août 2026. Une page s’est tournée ce dimanche au sein de la Communauté Pentecôtiste Mont-Horeb. Le pasteur Henock Kongolo a officiellement été installé comme évêque et représentant légal de la communauté. Il devient également deuxième vice-président chargé de la vie des Églises de l’Alliance Internationale des Communautés pour l’Évangélisation (AICE), dirigée par l’évêque national Jean-Baptiste Katako.
Cette nomination intervient après le décès de son père, l’évêque Moïse Kongolo Mwamba Mwana Mbuyu, survenu le 1er décembre 2025 après une longue maladie. Celui-ci avait dirigé Mont-Horeb pendant près de vingt-quatre ans, de 2001 à 2025.
Une succession placée sous le signe de l’appel
Devant les fidèles, Henock Kongolo a donné le sens qu’il entend donner à cette transmission : « On succède à un père, mais c’est Dieu qui appelle. » Cette déclaration résume le défi d’une succession où le lien familial ne saurait, à lui seul, fonder la légitimité spirituelle.
Le nouvel évêque a expliqué que son père l’avait préparé « en secret ». Cette préparation s’est construite dans la prière, l’étude de la Parole de Dieu et le service au sein de la communauté.
Le passage d’une génération à l’autre apparaît ainsi moins comme une simple transmission de pouvoir que comme une continuité de vocation. L’héritage reçu devient une responsabilité à assumer, et non un privilège à revendiquer.
1 Timothée 4:12-16, une boussole pour le nouveau ministère
Lors de la prédication qui a accompagné la consécration et l’ordination de l’évêque Henock Kongolo, l’évêque provincial André Mukumbi a placé le passage de 1 Timothée 4:12-16 au cœur de son exhortation.
Cette parole biblique prend une résonance particulière au moment où le nouvel évêque entre dans ses fonctions. L’apôtre Paul exhorte Timothée à devenir un modèle pour les croyants « en parole, en conduite, en amour, en foi et en pureté ». Il l’invite également à persévérer dans la lecture, l’exhortation et l’enseignement, tout en veillant sur sa conduite et sur son enseignement.
Pour Henock Kongolo, ce texte peut être lu comme une véritable feuille de route. Il rappelle que l’autorité spirituelle ne se réduit pas à un titre ou à une fonction. Elle se construit par le témoignage, la fidélité à la Parole, la discipline personnelle et le service de la communauté.
La prédication d’André Mukumbi a ainsi donné une profondeur particulière à cette consécration. Au-delà de la cérémonie, le nouveau responsable est appelé à faire de sa vie un enseignement et de son ministère un témoignage.
Une cérémonie entre mémoire et consécration
La cérémonie a réuni plusieurs responsables de l’AICE, notamment Jean-Baptiste Katako et André Mukumbi. Les témoignages des frères et sœurs du nouvel évêque, les acclamations des fidèles et la remise du diplôme de consécration ont donné à l’événement une forte dimension familiale et communautaire.
La mémoire de Moïse Kongolo a naturellement accompagné cette étape. Mais la cérémonie a surtout placé son fils devant une responsabilité nouvelle : poursuivre l’œuvre reçue tout en construisant son propre ministère.
Deux autres références bibliques ont également résonné dans cette logique de transmission. « Moi et ma maison, nous servirons l’Éternel » (Josué 24:15) rappelle la dimension familiale du service. « Pais mes agneaux » (Jean 21:15) renvoie, quant à lui, à la responsabilité pastorale envers ceux qui sont confiés au berger.
Transformer l’héritage en mission
L’installation de Henock Kongolo ouvre une nouvelle séquence pour Mont-Horeb. L’enjeu ne sera pas seulement de préserver l’œuvre de son père, mais de savoir comment la faire vivre dans un contexte nouveau.
Une succession durable ne se mesure pas uniquement à la conservation d’un héritage. Elle se juge aussi à la capacité du successeur à servir, à rassembler, à enseigner et à répondre aux attentes spirituelles de sa communauté.
Dans cette perspective, 1 Timothée 4:12-16 apparaît comme une lumière pour le ministère qui commence. Le texte invite le nouvel évêque à être un exemple, à demeurer attaché à l’enseignement et à veiller avec persévérance sur la mission qui lui est confiée.
Henock Kongolo devra désormais inscrire cette responsabilité dans la durée. Entre la mémoire d’un père, l’appel de Dieu et les attentes d’une communauté, son épiscopat commence dans l’absence de son père. Mais son Dieu, qui se nomme Emmanuel, se conjuguera désormais au présent, jour après jour, dans son ministère.
Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime
