À Mbujimayi, la dédicace de Notre-Dame de l’Espérance a dépassé le cadre liturgique. L’Église a placé devant les autorités une question concrète : comment transformer l’espérance en conditions réelles de développement ?

 

Une cérémonie, un plaidoyer économique

Mbujimayi, 30 août 2026. Le Président Félix-Antoine Tshisekedi et la Première Dame Denise Nyakeru ont participé à la dédicace de la paroisse universitaire Notre-Dame de l’Espérance. La messe était présidée par Mgr Emmanuel-Bernard Kasanda.

L’évêque a porté plusieurs préoccupations économiques. Il a cité l’énergie, la MIBA, la cimenterie de Katanda et les infrastructures routières. Ces priorités doivent aussi nourrir la Conférence sur le développement du Grand Kasaï, annoncée du 5 au 7 octobre à Mbujimayi.

L’espérance ne peut rester une attente

Mgr Kasanda a déclaré : « Les routes ouvrent les marchés, l’agriculture fournit les matières premières, l’industrie les transforme et l’ensemble crée des emplois et améliore les conditions de vie de nos populations ».

Cette déclaration révèle essentiel de cette cérémonie. L’espérance chrétienne devient ici une invitation à l’action. Elle relie la foi aux conditions concrètes de la dignité humaine.

Paul VI écrivait : « Le développement est le nouveau nom de la paix. » Cette pensée éclaire le plaidoyer de Mbujimayi. Sans énergie, infrastructures et production, l’espérance économique reste fragile.

De la parole aux réalisations

La cimenterie de Katanda illustre cette attente. Mgr Kasanda a déclaré : « Au-delà de la question énergétique, nous appelons également de nos vœux la réalisation effective du projet de la cimenterie de Katanda qui sera capable de réduire le coût de construction et d’accompagner le développement des infrastructures ainsi que la relance tant attendue de la MIBA ».

Le sens caché reste donc unique : une foi tournée vers l’avenir ne demande pas seulement de croire. Elle appelle à construire.

La question demeure : le plaidoyer religieux saura-t-il désormais se traduire en réalisations économiques mesurables pour le Grand Kasaï ?

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Source : Présidence de la République démocratique du Congo

Didier BOFATSHI

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