Le gouvernement guinéen a annoncé la dissolution de quarante partis politiques, dont trois des principales formations du pays : le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) de l’ancien président Alpha Condé, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) dirigée par Cellou Dalein Diallo, et l’Union des Forces Républicaines (UFR) de Sidya Touré.
La décision a été rendue publique à travers un arrêté signé par le ministère de l’Administration du territoire. Selon les autorités, ces formations politiques ne respectaient pas la nouvelle législation encadrant les partis, adoptée le 21 septembre 2025.
« Les partis concernés n’ont pas satisfait aux exigences légales prévues par la nouvelle réglementation relative à l’organisation et au fonctionnement des formations politiques en République de Guinée », indique le texte officiel du ministère de l’Administration du territoire.
Sur le plan juridique, les autorités affirment que cette mesure vise à « assainir le paysage politique » et à imposer des règles plus strictes concernant la représentation nationale, le fonctionnement interne et la transparence des partis.
« La loi impose désormais des critères précis : représentativité nationale, existence d’organes fonctionnels et conformité administrative. Les formations qui ne remplissent pas ces conditions s’exposent à la dissolution », explique un juriste spécialiste du droit constitutionnel guinéen.
Sur le plan politique, la décision suscite déjà de vives réactions dans l’opposition, certains responsables dénonçant une mesure « politique ».
« Dissoudre les principales forces politiques du pays ne peut être considéré comme une simple procédure administrative. Cela soulève de sérieuses questions sur le pluralisme politique », estime un analyste politique basé à Conakry.
Cette dissolution massive intervient dans un contexte de transition politique en Guinée, où les autorités affirment vouloir restructurer la vie politique avant le retour à l’ordre constitutionnel.
RFI / VF7, via voltefaceinfos7.com