La gestion des stades reste un défi majeur pour le sport en RDC. Le 18 août 2026, Constant Omari a proposé de nouveau une gestion séparée des infrastructures sportives. L’ancien président de la FECOFA estime que l’État devrait construire les stades, puis confier leur exploitation à une société spécialisée.

Stades en RDC : le constat d’Omari

Intervenant lors d’un Space animé par Stanis Bujakera, Constant Omari a rappelé un ancien projet. Il affirme avoir travaillé avec Barthélemy Okito sur la création d’une société de gestion des stades.

« L’Etat construit des infrastructures qu’il cède à une société qu’il a créée et c’est cette dernière qui s’occupe de leur gestion. »

Selon lui, le projet n’a pas abouti. Il évoque notamment la lourdeur administrative et les décisions politiques.

Une gestion sportive à professionnaliser

Constant Omari résume son approche par une formule directe : « L’Etat ne peut pas être grossiste et épicier à la fois. »

Cette proposition rejoint un problème déjà ancien. En 2020, Omari alertait sur l’état du stade des Martyrs et sur les risques liés au manque d’entretien.

Une infrastructure sportive ne vaut donc pas seulement par sa construction. Elle dépend aussi de son entretien, de son financement et de son exploitation.

Le vrai enjeu derrière les stades

L’économiste Amartya Sen rappelle que le développement repose aussi sur la capacité à transformer les ressources en possibilités concrètes.

Le sens caché de cette déclaration concerne ainsi la responsabilité de gestion. Construire un stade ne suffit pas. Il faut garantir son fonctionnement durable.

La RDC dispose déjà d’expériences et d’infrastructures sportives importantes. La FECOFA rappelle d’ailleurs que plusieurs projets d’infrastructures ont été réalisés durant la période Omari.

La question devient donc simple : qui doit gérer les stades congolais pour garantir leur entretien, leur rentabilité et leur accès au sport ?

Didier BOFATSHI

Actualite.cd / VFI7

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